Etape 9 – 15 juin 2009 : du col de Bagargiak à Larrau

Ce matin, nous sommes peu pressés de partir, car nous descendons à Larrau où nous avons rendez-vous après midi.
Nous partons par la route en espérant prendre la variante indiquée dans les topos-guides, par l’ancienne piste en contrebas de la route. Nous marchons donc 10 minutes et … nous ne trouvons pas l’ancienne piste. Ce n’est pas faute d’avoir cherché… Nous descendons donc par la route goudronnée en nous trouvant plutôt bêtes ! Un trajet finalement monotone…
Larrau est un joli petit bourg qui semble endormi ce lundi matin. Sauf le café…

Nous revenons à Saint-Jean-Pied-de-Port en mini-bus.
Au cas où… appeler Caroline Aphessetché au 06-61-96-04-76.

Nous passons une dernière nuit à Saint-Jean-Pied-de-Port avant de revenir en Bretagne et de prévoir les prochaines étapes, avec une tente bien plus légère !

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17-21 juin 2010 : Attendre à Torla

Comme d’habitude, on part quand on a décidé de partir, sans prévoir… Cette année, nous quittons Bordeaux le jeudi 17 juin, après quelques jours en famille. La météo n’est pas excellente. A Etsaut, c’est même suffisamment humide pour nous décider à passer en Espagne par le col du Somport. Nous gagnons Torla, d’abord dans le  camping Rio-Ara, qui se trouve au fond du vallon.
Le 19 juin, selon nos calculs, le temps doit être meilleur en France.
Nous décidons de reprendre la route, mais au Somport, c’est toujours très pluvieux, froid et gris.

Une vue sur les sommets de la vallée d’Ordessa

Nous revenons à Torla, mais au camping San Anton, qui nous donne une vue sur les sommets et le début du canyon.

Nous quittons ce joli camping le 21 juin

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Etape 10 – 21 juin 2010 : c’est l’été et nous repartons !

Notre tente bien abritée au camping de San Anton (Torla)

Notre tente bien abritée au camping de San Anton

A 8 heures, il fait 5° au camping de San-Anton, en Espagne…

La tente est sèche, la nuit a été calme. Nous quittons le camping juste avant 10 heures (joli camping, bien abrité, bon accueil, 32 € pour deux nuits).
Chaque fois que nous quittons ce coin de Torla, de la Brèche de Roland, nous avons un petit pincement au coeur. Nous avons fait plusieurs fois de circuit du Col de Boucharo, La Brèche, avec bivouac en-dessous de Goritz, puis dans un camping au-dessus de Torla, avec nos enfants, avec des amis et des enfants, tous les deux.  C’est toujours grandiose et superbe.

L'auberge de LogibarNous avons prévu de partir de Logibar, en laissant à la voiture à Etsaut. Nous gagnons ce bourg. Au bureau de la Poste, la cabine ne fonctionne plus depuis longtemps. Aimablement, la préposée nous prête son téléphone pour chercher et réserver un taxi à la gare d’Oloron. Puis nous attendons sur la place où nous laissons la voiture (attention à ne pas l’y laisser les jours de marché !)

Nous prenons le car à 13h20 qui nous dépose à Oloron-Sainte-Marie. Le taxi nous attend et nous emmène au refuge de Logibar.
Contrairement à ce que laisse penser le topo, il n’y a pas d’épicerie à Logibar. Tant pis, on fera avec ce qu’on a…
On attaque le GR10 à 16 heures. Nous ne passerons pas par la passerelle d’Holzarté qui est fermée pour travaux. On grimpe d’abord en sous-bois, puis dans les fougères pendant une bonne heure. Premières petites sueurs sous le soleil…
Ensuite, on suit un chemin forestier bien boueux. A la fin de la piste, on trouve des sources d’eau.
On monte toujours en sous-bois, par une piste, un peu inquiets de ne pas trouver d’endroit plat pour poser la tente. Il y a bien des petits espaces plats au bord de la piste, souvent dans des virages, mais on n’ose pas…
Vers 18 heures, le temps s’est nettement rafraîchi. On quitte le sous-bois pour arriver dans une prairie en hauteur. Troupeau de moutons et camionnette de berger.
En bifurquant à gauche, nous grimpons vers quelques rochers, puis à un replat couvert de fougères. A gauche, il y a un bel arbre qui abrite un replat mousseux. Notre tente hubba-hubba toute neuve... A quelques dizaines de mètres en-dessous, il y a un ruisseau, le luxe ! (à condition d’y mettre du Micropur).
Nous sommes à 15 minutes du cayolar d’Abarakia, d’où vient peut-être la musique qui nous parvient de temps à autre.
Pour la première fois, nous déployons notre jolie tente MSR Hubba-Hubba et nous installons pour une nuit fraîche et calme.

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Etape 11 – 22 juin 2010 : vers Sainte-Engrace

Lever à 6h30 après une bonne nuit bien tranquille.
C’était donc la première nuit dans cette tente. On doit dire que pour une tente qui pèse juste 2 kg, on a de la place et on peut être assis. Elle se monte et démonte en trois minutes maximum. On dispose de deux portes qui servent d’absides pour ranger sacs et chaussures… Quoi de mieux !

Le matin : 7h00

Nous plions nos affaires et nous petit-déjeunons face aux montagnes que le soleil éclaire en faisant monter la brume.

Le ciel change rapidement.

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Un peu plus tard : 7h10

Un peu plus tard : 7h10

45 minutes plus tard

45 minutes plus tard

 

Petit-déjeuner

Petit-déjeuner en contemplant le ciel

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Mais cette superbe vue ne nuit pas à l’appétit. Il faut bien prendre des forces pour gagner Sainte-Engrace ! Surtout qu’il ne fait pas encore très chaud.…….

Après avoir dépassé le cayolar d’Abarrakia, nous suivons une piste confortable en sous-bois. 45 minutes plus tard, au loin, on voit un autre cayolar et le berger qui en sort.

Le ciel est très bleu, les nuages s’entassent en face de nous.

Après le sous-bois, une piste taillée dans le flanc bien raide de la montage. L’endroit est très calme. Nous passons entre deux cayolars, dont l’un fait la traite des brebis. Puis nous attaquons la montée vers le col d’Anahou au travers d’une prairie. Les repères sont peu visibles. Pause casse-croûte sur la crête.

Puits de l’Enfer

Longue descente vers le Puits de l’enfer qui se termine dans des chemins boueux et encaissés.  On craint la mauvaise glissade. Vers midi, nous sommes à l’un des parkings des gorges de Kakouéta. Nous suivons la route goudronnée jusqu’à Sainte-Engrace. Le village s’étend sur 5 kilomètres. Entre le puits de l’Enfer et l’église, il y a environ 3 km. Nous sommes devant l’église à 15 heures.

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L’église de Sainte-Engrace

L’auberge Randonnées Pyrénéennes se trouve en face de l’église. L’accueil est sympathique. On nous apprend que l’épicerie se trouve au quartier Caserne, soit à 2 km du puits de l’Enfer, mais… dans l’autre sens. Nous avons été trop inattentifs en lisant la carte : il fallait tourner à gauche pour aller vers l’épicerie. C’est toujours pareil quand on est trop confiant !

Après près de 8 heures de marche, pas question de faire 10 kilomètres pour aller au pain.

Les tombes anciennes du cimetière de Sainte-Engrace

Nous nous contenterons des vivres déshydratées. Nous décidons de bivouaquer sur le petit terrain de l’auberge (coût : 2 x 7 €), ce qui nous permet de prendre des douches, de laver les chaussettes et de manger à l’intérieur du refuge.

Belle journée, tout de même ! Sans difficultés.  Seule la fin du trajet qui se déroule sur la route goudronnée ne nous a pas enthousiasmée…

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Etape 12 – 23 juin 2010 : de Sainte-Engrâce à Arette-La Pierre Saint-Martin

Lever à 7 heures. Notre jeune voisin est déjà parti. Il compte gagner Saint-Jean-Pied-de-Port dans la journée. Bon courage !
On est rapidement prêts, mais il faut attendre le passage de la boulangère. Hier, on a commandé du pain à l’auberge. Ce matin, Marie-Noëlle ruse pour obtenir une baguette. Que ça ! En fait, il aurait fallu qu’on commande des sandwiches, ce qui ne correspond pas à notre mode alimentaire. Le commerce est bizarre dans cette contrée.

Ravin d'arpidia

Vers 9h, dans le ravin d’Arpidia. Agréable montée à la fraîche…

Bon, c’est pas le tout… Faut partir. Il est 8h20. Petite descente avant d’attaquer une montée en sous-bois, puis dans une gorge, au fond du ravin d’Arpidia. Végétation de zone humide, avec des fougères majoritaires. Beaucoup d’arbres cassés. Puis, nous obliquons vers le nord dans le bois de Lèche et  nous attrapons une piste forestière que nous abandonnons pour un sentier qui coupe la piste à plusieurs reprises. Nous suivons maintenant deux randonneurs qui loupent le sentier peu visible sur la gauche. Nous faisons comme eux…. avant de revenir sur nos pas.

L’abreuvoir et son gardien – 11 heures

Nous arrivons à un curieux abreuvoir en béton, surmonté d’une tête de gardien.
L’eau est glacée et rafraîchissante.
C’est le dernier point d’eau avant le refuge Jeandel.
Très peu de temps après, nous sortons du sous-bois pour traverser une prairie où paissent des chevaux. Nous passons une cabane en ruines.

Vue sur la vallée de Saint-Engrâce

Puis nous marchons sur un sentier au flanc d’une colline. Sur la droite, nous voyons la vallée de Sainte-Engrâce et repérons l’église à la jumelle.

Nous arrivons ensuite au bas d’une prairie. Nous la traversons en visant les randonneurs qui nous précèdent, ce qui nous évite le détour par la piste.

Un peu après midi, nous attaquons une piste en lacets qui, en une heure nous amène sur une crête à une altitude de 1740 m. Il est 13 heures 30.

Crête en dessous du Soum-de-lèche 1740 m.). Le pic d’Anie

Nous retrouvons les deux randonneurs qui viennent du Nord et un toulousain qui nous aide à décrypter le paysage autour du pic d’Anie.
Longue pause casse-croûte pendant que le tee-shirt sèche.

Nous repartons vers 14 heures par une descente.

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Face à nous, le pic d'Anie

Face à nous, le pic d’Anie

En montagne, quand ça descend, c’est parfois pour mieux remonter.
(merci à Eric et/ou Emmanuel pour la photo).

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La piste passe le long d’une bergerie. Nous retrouvons la civilisation : odeurs, bâtiments, voiture, berger…  Nous jetons un oeil sur l’entrée du gouffre Lépineux (fermé) avant de déboucher sur une route goudronnée au col de la Pierre-Saint-Martin (1760 m.) où nous retrouvons la civilisation (voitures, cyclistes).
Pendant quelques minutes, nous  marchons en Espagne avant de rentrer sur le territoire des « Pyrénées (qui) sont Atlantiques » affirme le panneau du conseil général.
Nous descendons tranquillement dans les prairies, cherchant du regard un refuge d’ouvert. Mais non, c’est trop tôt, nous ne sommes pas arrivés..

Vautours au sol. Moins majestueux…

En remontant vers un col, nous croisons une bande de vautours rassemblés sur un pré. Si le vautour est majestueux en vol, ce n’est pas le cas au sol…
Nous continuons à monter tranquillement. Nous passons le bâtiment des eaux et…

… nous découvrons avec plaisir le refuge Jeandel en contrebas (1670 m.) que nous atteignons à 15h00.

Pic d'Anie

Le Pic d’Anie

Juste avant de descendre vers le refuge, la vue sur le Pic d’Anie est saisissante. Dès que le soleil baissera, il disparaîtra dans la brume.

Arrivée au refuge Jeandel, au bas de la prairie. Dans la brume, le pic d’Anie

La place pour bivouaquer est très limitée, il faut le savoir… Selon le jeune et sympathique gardien, le bivouac est interdit dans la station. De toutes façons, les traces laissées par les moutons nous auraient dissuadées de planter la tente…
Nous nous installons donc devant le refuge. Le bivouac est payant, mais il ouvre l’accès à la douche (payante : l’eau est rare).
Au refuge, il y a des boissons fraîches, une mini-épicerie, c’est à dire une armoire vitrée avec des fruits, des céréales, quelques conserves. Il n’y a pas de pain, mais nous pourrons avoir des sandwiches le lendemain matin. Nous dînons assis à une table à côté du refuge, en compagnie d’Emmanuel et Eric, les deux randonneurs que nous côtoyons depuis Sainte-Engrâce.

Après le repas, nous faisons un tour dans la station. Une station d’hiver sans la neige, c’est très moche et totalement vide. Un vacancier nous hèle de la fenêtre d’un immeuble :  « Il n’y a que cinq personnes dans toute la station » affirme-t-il. Possible ! Je crois qu’il s’ennuie… Aux portes d’une barre d’immeubles, on entend la musique. Les poubelles ne sont pas vidées. Aucun magasin n’est ouvert.  Plus loin, il y a des villas pas toujours très esthétiques insérées dans les lapiaz. Cette station a un côté surréaliste de cité morte, abandonnée par ses habitants.

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Etape 13 – Jeudi 24 juin 2010 : on va à Lescun…

Bivouaquer tout près d’un refuge, c’est bien : on est réveillé tôt ! Ce qui ne nous empêche pas de farnienter jusque 7 heures. A quoi bon se presser, puisqu’on va devoir attendre les sandwiches et que la tente sèche un peu… On paie 24 € (pour une tente, 2 douches à 1,50 €, 2 sandwiches à 3,80 €, 2 bières et quelques provisions) et on part à 8 heures.
D’abord, c’est une piste empierrée jusqu’à une cabane pastorale, pendant 15-20 minutes.

Après la cabane pastorale. Premier névé

Après la cabane pastorale. Premier névé

Puis nous attaquons vraiment la montée dans des rochers. En montant, on voit bien ce que sont les lapiaz. On voit aussi des petits névés. Nous nous amusons à y marcher, histoire de dire qu’on a marché dans la neige… Nous ne nous doutons pas que nous en verrons de plus beaux dans une future étape…

Dernière vue sur Arette-La pierre Saint-Martin, vers 9 h30.

Dans les Arres de Camplong

Une demi-heure plus tard, on atteint un télésiège et on descend sur une piste pendant quelques minutes.

A droite, on prend un sentier dans les rochers qui nous emmène dans les Arres de Camplong.

C’est un beau morceau de sentier qui chemine dans une étendue de rochers, de trous, de pins maigrichons. On monte, on descend… Joli paysage.

Avant le pas de l'Osque

Juste après le pas de l’Osque, dans le sentier vers le Pas d’Azun.

On passe deux cols à 1930 m et 1900 m. Après une brèche, nous oublions un peu trop  la carte et nous mettons tranquillement à descendre jusqu’au moment où nous réalisons que nous nous sommes perdus. On retrouve le chemin  20-25 minutes plus tard, qui monte dans un pierrier, à l’ombre, et qui nous conduit au Pas de l’Osque (1922 m) que l’on franchit vers midi.

C’est un petit raidillon rapide qui mène à une brèche entre deux gros pics. Dans les derniers mètres, on met les mains pour le passer. Rien de difficile dans ce sens, mais la présence d’une cordelette laisse penser que dans l’autre, ce peut être délicat.
Au Pas de l’Osque, jolies vues sur les deux côtés de la brèche.

La descente du pas d’Azun, à midi

Une sente au sud-est, sur la droite, descend en 15 minutes vers le pas d’Azuns (1873 m) le long d’un flanc herbeux. Puis, on prend sur la gauche, une descente rapide à flanc de rocher

Au pas d’Azun, vue sur le pic d’Anie

Cette descente nous amène à une cabane de bergers. Nous y croisons quelques jeunes qui font la pause avant d’aller « taquiner Anie ».

Après la cabane, la descente est plus douce, par le bord d’un vallon, avec le torrent en contrebas, jusqu’au bois du Braca d’Azuns. On croise d’autres randonneurs qui ont séjourné au refuge Jeandel et qui casse-croûtent au soleil. Nous préférons chercher un peu d’ombre et nous engageons dans la hêtraie. La traversée assez longue, pas loin de 1 h30. Difficile de trouver un endroit un peu à l’écart du sentier pour s’arrêter. Nous gagnons le sortie du bois pour manger.
Après, en peu de temps, nous atteignons le refuge de Labérouat où l’on s’arrête prendre un café.
Ensuite, longue descente vers Lescun, avec quelques passages bien boueux, voire glissants (à la mi-juin, il y a eu beaucoup de pluie). Le topo-guide annonce 55 minutes pour rejoindre Lescun, nous mettrons 1 h30/1 h40 sans trop traîner, mais en grognant régulièrement… Faut le reconnaître, nous n’aimons pas plus qu’il ne le faut les longues descentes.

Arrivés au charmant village de  Lescun, discussion pour savoir si on va d’abord au camping ou si on attend l’ouverture à 17 heures du magasin multi-services. Finalement nous allons au camping. Dans le bourg, le marquage était fait sur les poteaux électriques et téléphoniques, mais les réseaux sont désormais enterrés. Ce n’est pas qu’on risque de se perdre, mais en milieu d’après-midi, les mètres n’ont pas la même valeur que le matin…
Le camping de Lauzart est à 20 minutes du bourg. Notons qu’après le pont, il y a un raccourci qui est un vrai raccourci, mais qu’il est bien raide !

On est heureux d’y arriver et de s’y poser à 16 h 40. On retrouve avec plaisir nos camarades du Nord qui sont en pleine installation. C’est un camping municipal fraîchement tondu, avec des sanitaires bien tenus et des douches bien chaudes. Il y a d’autres campeurs, des caravanes, quelques randonneurs. Le classicisme de la comptabilité de ces campings nous fait toujours sourire. Nous payons 11,84 € pour la nuit (dans d’autres campings, ce serait 11,50 ou 12 €), et nous avons un reçu qui a la forme d’une longue bande de papier, comme dans beaucoup d’autres campings municipaux.

Retour à Lescun pour des courses et pour boire une bière avec Emmanuel et Eric. Puis retour au  camping pour le repas du soir, la lecture du journal local et le coucher tôt.

Ce jour, nous avons été 8 h 40 sur le chemin. Le dénivelé positif est de 282 mètres et le dénivelé négatif de 1022 mètres. Rien de compliqué

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Etape 14 – 25 juin 2010 : de Lescun à Etsaut

Réveil matinal à 5 h30 grâce à l’animation du camping assurée par un groupe d’espagnols qui logent pourtant dans le bâtiment…

Juste au moment de partir

Juste au moment de partir

Nous, on attend 7 heures pour se lever. Humidité habituelle, on déjeune, on plie la tente, Marie-Noëlle effectue un soin préventif sur une ampoule et à 8 heures, nous partons.

D’abord un peu de route goudronnée et les voitures qui nous doublent. Puis montée tranquille en sous-bois jusque la ferme Lestremeau (1021 m). Peu après on sort au-dessus du plateau de Lhers. Sentier agréable bordé d’arbres. Après la dernière ferme (997 m), on attaque une longue montée de deux heures dans des lacets. D’abord au milieu des fougères (30 min), puis en sous-bois. Comme souvent les deniers lacets sont un peu pénibles. Faut dire que la pente est sérieuse…

Le panneau signalant le col de Barrancq

Le panneau signalant le col de Barrancq

Au col de Barrancq (1601 m), nous bifurquons à droite et suivons la crête pendant quelques minutes. Nous sortons du bois pour admirer le point de vue et… manger, il est 12 h30. Nous distinguons nos camarades Emmanuel et Eric qui prennent le frais dans un bosquet, en-dessous de nous.
Grand soleil et ciel totalement bleu.

13 heures, nous entamons la descente, alternant les prairies et les sous-bois jusque la cabane d’Udapet-de-Haut (1515 m). Puis on descend sud-sud est, on passe des ruisseaux, entre des rochers, jusque la cabane d’Udapet-de-Bas (1401 m).

Nous poursuivons toujours en descente, dans une hêtraie, puis dans des fougères bien exposées au soleil. Nous traversons un torrent (petit rafraîchissement bien agréable) et nous retrouvons du sous-bois jusque Etsaut.

Au café « Le Randonneur », nous retrouvons Eric et Emmanuel autour d’une bière bien fraîche ou d’un Coca (pour moi). Ils nous apprennent que le camping de Borce -mentionné sur le topo-guide- n’existe plus. Il faut aller à Urdos. Sympa !!!
Mais bon, on ne va pas se plaindre, la voiture est sur la place, devant le café. Elle va nous permettre, ainsi qu’aux deux frères, de gagner Urdos sans fatigue.

Nous avons été sur le GR pendant 8 heures 45. Dénivelé positif : 751 mètres. Dénivelé négatif : 1004 mètres. Une étape pas compliquée si on se se désespère pas dans les derniers lacets avant le col de Barrancq. Pas de problème d’eau. On a (presque) oublié de faire des photos…

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26 juin : pause à Urdos

Journée de repos à Urdos.
Le camping municipal est installé entre la ligne désaffectée de chemin de fer et le gave d’Aspe. Il y a un bâtiment ouvert à tous vents. Dans la salle commune, trois frigos attendent d’être branchés et qu’on s’en serve. Il y a un réchaud à gaz, un barbecue à gaz, un cageot de confitures, une cheminée avec du bois, des tables et des chaises. A l’accueil, derrière le bureau, il y a le téléphone, un frigo avec du champagne au frais… C’est surprenant de voir ces locaux accessibles à tous, pas détériorés, correctement propres…  Nous avons pu voir que des gens y ont leurs habitudes…
Précisons que les sanitaires sont entretenus chaque jour, qu’il y a du papier dans les w.c. et que l’eau est chaude  sous la douche et aux lavabos…
On peut choisir de poser sa tente près du Gave, à l’ombre, au soleil, près de la zone de jeux pour enfants…
Mais le camping est loin de tout. Faut pas avoir oublié d’acheter les allumettes à Etsaut !

Comme nous avons récupéré notre voiture à Etsaut, j’emmène les Lillois à Oloron où ils prennent le train. J’en profite pour faire quelques courses, acheter des fruits, des piles, des couvre-sacs étanches aussi jaune fluo que les gilets que l’on met en ville quand on fait du vélo. Au kiosque à journaux, le vendeur me demande de quelle ville bretonne je suis. Lui-même attend la retraite pour revenir au pays. J’ignorais qu’on pouvait reconnaître à son accent un breton de Saint-Brieuc.

L’après-midi : farniente, lecture, courses en milieu d’après-midi en Espagne, à Canfranc,  pendant l’orage. L’occasion  pour nous de voir la magnifique gare de Canfranc. Et aussi de faire part de notre étonnement que cette ligne ferroviaire n’ait pas été réouverte depuis l’accident qui, en 1970, a provoqué la destruction d’un pont et la fermeture de la ligne. Chaque jour, un car effectue plusieurs trajets entre Oloron et Canfranc. Nous l’avons emprunté à deux reprises. La première fois, nous étions les seuls passagers… Quand on voit les camions monter au col du Somport, on imagine sans peine la pollution et les risques d’accidents, surtout en hiver. Or la ligne existe, les rails sont toujours en place, les ouvrages d’art en état. Pourquoi cette ligne ou voyageaient passagers et marchandises n’a-t-elle pas été remise en service ? Je peine à trouver une réponse de bon sens !
Voir l’état du problème sur Wikipédia

Le soir, on descend à Etsaut pour dîner au Randonneur : canard confit, frites, gâteau basque et un peu de Jurançon. Accueil très sympathique. Mais nous avons été prévenus : arriver tôt et pas moyen de traîner à table ce soir : il y a un match à la télévision !

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Etape 15 – 27 juin 2010 : de Etsaut au refuge d’Ayous

Lever à 6h30 pour la reprise du GR. Nous déjeunons dans le bâtiment du camping, assis à table, en même temps que des randonneurs du département habitués de l’endroit. Le confort, quoi ! Nous plions la tente et partons vers 7h40.
Je dépose Marie-Noëlle au parking du pont de Cebers (637 m) et vais garer la voiture sur la place d’Etsaut, à 1,6 km.
On se met en route vers 8h30.

Panneau au pied du chemin de la Mâture

Panneau au pied du chemin de la Mâture

Le fort du Portalet

Le fort du Portalet vu de la Mâture

Belle montée à la fraîche sur le chemin de la Mâture. Vu d’en-bas, quand on vient d’Urdos, on aperçoit le flanc de la montagne et la saignée du chemin et on trouve que c’est impressionnant, peut-être même vertigineux.
Une fois dessus, c’est toujours impressionnant, mais pour d’autres raisons.
D’abord, le chemin est plus large qu’on ne l’avait imaginé, donc pas vertigineux. Mais quel à-pic !

Dans le chemin de la Mâture

Dans le chemin de la Mâture

Et quel travail de forçat pour le creuser! Nous avons une pensée pour les travailleurs qui sont morts ici, très certainement, après une chute dans le torrent du Sescoué.

 

Au début, nous sommes seuls. Puis, comme nous ne marchons pas très vite -faut bien profiter du paysage ! – plusieurs groupes de randonneurs nous dépassent

Un chemin large

Quand on dit que c’est large…

On démarre le chemin à 788 mètres. Une petite heure plus tard, nous le quittons après quelques sérieux lacets pour parvenir au plateau de Baigt-de-Saint-Cours (1 100m). Le ciel est toujours gris et maussade, nous sommes heureux de ne pas avoir eu de pluie pendant ce parcours.

... et que c'est impressionnant !

… et que c’est impressionnant !

Nous guettons la cabane, car elle indique le début du Parc national. Nous la voyons en sortant presque soudainement des sous-bois, après une ou deux grimpettes. C’est une petite cabane toute simple, fermée, avec une terrasse.

Il est l’heure de casser la croûte, assis sur des rochers, heureux d’être enfin dans le parc national dans lequel nous avons engrangé plein de souvenirs de belles ballades. Ici, la végétation est abondante et fleurie, avec des arbres clairsemés.

Le chemin continue dans un vaste cirque dont on traverse les pâturages. Tout autour, les pics d’Aule à l’est, le pic d’Ayous et la hourquette de Larry devant nous au sud, derrière nous, au nord le Capéran de Sesques.
Le sentier monte tranquillement, puis plus fortement par des lacets pour atteindre la hourquette de Lary (2 055 m). Il nous semble long. Après la hourquette, en trois ou quatre lacets nous atteignons le col d’Ayous (2 185 m).
Mais juste avant, une pluie bien fraîche nous force à revêtir la veste imperméable et à couvrir les sacs avec les jolis couvre-sacs jaune-fluo dont l’un se révèle trop petit pour couvrir le sac de Marie Noëlle. Toujours se méfier d’un tapis de sol en mousse que l’on met au-dessus du sac. Il est encombrant…

Au col, la pluie est drue, piquante comme de la grêle. Quelques minutes après le col, elle se calme. Douce et tranquille descente vers le refuge d’Ayous tout en admirant le lac d’Ayous et la pic du Midi d’Ossau.

A 15h30, au refuge, nous prévenons de notre arrivée avant de chercher un coin pour bivouaquer. Le temps humide nous décourage de descendre sur les prairies, au bord du lac, qui doivent être gorgées d’eau. C’est aussi l’avis du gardien. Il nous indique un endroit où bivouaquer, à quelques  mètres du refuge. Nous nous écartons un peu, nous rapprochant de la limite du parc national, là où il y a de l’herbe. Nous trouvons un petit carré à peu près plat, à l’abri du regard des gens qui sont au refuge.
A peine commençons-nous de monter la tente que la pluie recommence. Heureusement,  monter une MSR Hubba-Hubba prend très peu de temps. En trois minutes, on peut mettre les sacs à l’abri. Les affaires sont à peine rentrées (16 heures) qu’il se met à pleuvoir fortement. La pluie cesse à 17h30, ce qui nous laisse le temps d’expérimenter le chauffage de l’eau du thé sous cette tente.

Nous avons passé 7 heures 30 sur le chemin. Total des dénivelés positifs : 1550 mètres. Total des dénivelés négatifs : 238 mètres.

Repas reconstituant au refuge en compagnie de deux randonneurs, de nos âges,  qui nous ont croisés dans  la journée.

Pas question, ce soir, d’une promenade au clair de lune autour du lac. C’est dans le duvet, bien au chaud, que nous contemplons le pic du Midi d’Ossau avant de faire de beaux rêves.

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Etape 16 – 28 juin 2010 : du lac d’Ayous aux cabanes de Cézy

La nuit a été calme, sous une lune blafarde et un ciel plutôt couvert. L’ambiance est humide, même s’il n’y a pas eu de pluie au cours de la nuit.
Lever 7 heures.

Le refuge d'Ayous

Le refuge d’Ayous

Petit déjeuner en contemplant le lac et le pic. Puis, passage par le refuge avant de partir, vers 8 h 30,  pour prendre de l’eau.
Après une nuit au calme sous la tente, je suis toujours surpris de l’agitation qui règne le matin aux abords d’un refuge. Les randonneurs sont affairés, discutent. On a l’impression que l’affaire est sérieuse ! ………….

Lac Gentau

Le pic du Midi d’Ossau se mirant dans le lac Gentau

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Un dernier regard au lac Gentau. Il ne fait pas de vent, l ‘Ossau se mire dans le lac. C’est toujours beau à regarder.

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Cascade sous le lac Gentau

Cascade sous le lac Gentau

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Descente tranquille et agréable le long des lacs d’Ayous (Gentau, Miey, Roumassot).

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.Un peu plus tard, nous sommes dans le sous-bois. Le sentier est humide, parfois bien glissant. Il est évident jusqu’au lac de Bious-Artigues que l’on atteint après avoir franchi un pont en béton. On longe le côté gauche du lac jusqu’au barrage (1 417 m). Nous y sommes vers 10 heures, sans trop nous être pressés.

De l’extrémité Ouest du barrage, on descend vers la route goudronnée par un sentier raide qui est un vrai raccourci. Ensuite, la descente vers Gabas se poursuit par la D 231. C’est une route goudronnée en sous-bois, peu fréquentée à cette époque de l’année. Au dernier virage avant Gabas, on passe devant un refuge CAF. Nous n’allons pas plus loin puisque nous avons prévu de poursuivre jusqu’aux cabanes de Cézy.

Nous attaquons donc la montée, d’abord par un sentier, puis par 1,5 km de route goudronnée pas très agréable. A l’usine hydro-électrique des Alhas (1 135 m), nous passons le gave pour prendre un sentier plat. Moment agréable… Peu après, il monte en lacets au-dessus de Gabas. Tout se fait en sous-bois. C’est calme et frais.

Vers 12 h15, nous faisons une pause casse-croûte et messagerie (au refuge d’Ayous, nous n’avions pas de réseau et nous marchons avec nos portables éteints).
Un peu avant 13 heures, nous repartons. Le chemin monte et descend jusque la corniche des Alhas (1 130 m).

La corniche des Alhas

La corniche des Alhas

Les topos et la pancarte signalent que le sentier est étroit et vertigineux. Nous hésitons à l’emprunter, mais la perspective de gagner une heure de marche nous fait nous y engager.
C’est un sentier taillé dans la falaise granitique qui surplombe la gorge du Soussouéou. Il est vrai qu’il est étroit. Parfois, il fait à peine une cinquantaine de centimètres de large. Nous ne l’avons pas trouvé vertigineux.

Corniche des Alhas

Attention à la tête…

Il nous a moins impressionné que le chemin de la Mâture, ou certains endroits de la vire de la Pardina,  ou certaines crêtes…

Mais c’est vrai qu’il faut parfois faire attention à sa tête…

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La corniche des Alhas

Quand on vous dit que c’est assez large…

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Une main courante en très bon état l’équipe d’un bout à l’autre. C’est un câble en acier gainé, assez récent avec des fixations en excellent état. On est en confiance.

Si on ne fait pas les idiots, si ce n’est pas un jour de grande pluie, ça passe plus que facilement…

Sortis de la corniche, nous continuons de monter. Nous passons sur la rive droite du Soussouéou en traversant un pont, sous une prise d’eau, vers 1 110 m. Nous passons sans trop le repérer le premier carrefour de Sousssouéou. Au 2e carrefour de Soussouéou, ça se corse ! Notre topo mentionne : « lacets assez raides sous les arbres ». « Sous les arbres », c’est vrai. Mais nous sommes plus en accord avec un précédent topo qui précisait « lacets très raides jusqu’à la sortie de la forêt ». Il sont courts et très raides. Pas de visibilité sur ce que peut être la fin. A plusieurs reprises, on croit être sortis des lacets, mais non ! C’est crevant et plutôt déprimant.

A 1 600 m, on débouche enfin sur la falaise de Tume, en-dessous du Cézy.  C’est un sentier plat qui serpente dans les buis. La vue devrait être belle, mais la brume commence à descendre et nous cache l’itinéraire que nous venons d’effectuer. Au sortir des bosquets, on arrive au-dessus de la plaine de Soussouéou et au début du sentier de l’ancienne mine de cuivre. Si on n’y prend pas garde, le point de vue sur la plaine risque de faire manquer les cabanes de Cézy qui se trouvent dans une sorte de vallon qui s’étend sur la gauche.

On cherche un endroit plat, pas en vue de la cabane du berger et pas trop près des troupeaux pour ne déranger personne, sur la gauche en entrant dans la prairie. Il est 16h30 quand on pose le sac. Nous avons mis 8 heures à faire le trajet, pour 7 heures de marche selon le topo-guide. Total des dénivelés positifs : 937 mètres. Total des dénivelés négatifs : 640 mètres.
Nous repérons un ruisseau sur le flanc est du vallon, à droite en allant vers la cabane du berger, après des abris bâchés. En le remontant, on trouve la source et le tuyau qui signale l’eau pure. Et comme le brouillard est devenu épais, on peut faire un brin de toilette dans le ruisseau, en toute discrétion…

Publié dans Année 2010 | Tagué , ,