Etapes 5 & 6 – 11-12 juin 2009 : du col d’Harrieta à Saint Etienne-de-Baïgory, puis à Saint Jean-Pied-de-port

Au petit matin, le lever se fait dans un brouillard bien épais. On reprend nos bonnes habitudes : se lever pas trop tard, se répartir les tâches.
A 8 heures, nous levons le camp. Nous montons en sous-bois jusqu’au col de l’Astaté (1022 m). De bon matin, c’est une montée assez raide. Nous le contournons par sa droite puis continuons en suivant le sentier.

En milieu de matinée, dans le brouillard

Il y a du brouillard, nous ne voyons rien. Le topo nous dit que nous sommes sur une crête, nous le croyons sans chercher à aller vérifier.  Heureusement, le sentier est net et le balisage fréquent et bien marqué.

Après un pic à 1028 mètres, nous descendons, toujours avec une visibilité réduite à une dizaine de mètres. Il fait chaud et humide, très humide. Nos pantalons sont trempés et nos pieds font ploc-ploc dans nos chaussures. Nous finissons par parvenir dans une prairie, avec un poteau signalant le GR en plein milieu. Nous obliquons vers la gauche, dans un vallon, à la recherche d’un gros arbre. Le topo signale une source à cet endroit et il nous faut de l’eau, car nos gourdes sont vides.
Il y a bien de l’eau au pied de cet arbre, mais juste un filet. Nous faisons bouillir de quoi faire quelques thés et remplissons nos gourdes en y ajoutant des pastilles de Micropur.

Le chemin se poursuit jusque Saint-Etienne-de Baïgorry. D’abord à flanc de montagne, puis en crête. Le brouillard s’est levé, nous pouvons donc mieux voir notre route et le paysage.

La finale se fait en descendant jusque Saint-Etienne-de-Baïgorry (162 m). Nous goûtons peu de faire une partie de ce chemin sur la route goudronnée, avec nos chaussures qui font toujours floc-floc… Cette étape est curieuse car nous montons peu (336 m de dénivelé) et nous descendons beaucoup : 1182 mètres.
—————————————-

Le lendemain, 12 juin, nous partons pour Saint-Jean-Pied-de-Port.
Nous n’avons pas pris de notes de cette journée qui s’est avérée être assez pénible. L’humidité de la veille nous a laissé des souvenirs sous la forme d’ampoules aux pieds. Nous avons suivi très strictement le topo : Col d’Aharzan, col d’Urdanzia, deux abreuvoirs, église de Lasse. Là, nous avons bien hésité avant de nous repérer : il faut suivre la route goudronnée pour aller à Saint-Jean-Pied-de-Port. Il fait très chaud, les sacs semblent plus lourds que jamais…

Arrivée à Saint-Jean-Pied-de-Port. On y entre par le pont

Nous arrivons à Saint-Jean-Pied-de-Port en milieu d’après-midi. Nous connaissions déjà le camping municipal (la première fois, nous nous étions  rallongé la route en passant par le parc…). Le camping municipal présente plein d’avantages : il y a de la place (enfin : nous en avons eu), les sanitaires sont propres et en nombre suffisant, la ville est à la porte du terrain, le bruit et l’agitation de la ville ne pénètrent pas jusqu’aux tentes. Quoi de mieux !

Nous trouvons facilement une place au soleil, le long du rempart.
Marie-Noëlle trouve que mes ampoules ajoutées au poids de mon sac, c’est trop. Elle réussit à me convaincre -avec raison- de continuer en dormant dans des gîtes. En fin d’après-midi, nous rencontrons le gardien pour obtenir l’autorisation de laisser notre tente et des affaires sur le camping, pendant 3 jours.

Publicités
Publié dans Année 2009 | Tagué ,

Etape 7 – 13 juin 2009 : de Saint-Jean-Pied-de-port à Esterençuby

Nous quittons donc Saint-Jean-Pied-de-Port à une heure déjà tardive.  C’est étrange de laisser notre tente sur la terrain, avec nos duvets, les tapis de sol…

On quitte la ville par la porte Saint Jacques, qui est à quelques minutes du terrain. Le chemin accuse une pente sérieuse. Au carrefour, on emprunte la route goudronnée en direction de Caro, puis on suit un sentier avant de retrouver la route.

Nous continuons sud-est sur un chemin bitumé. Le GR suit des pistes jusqu’au col d’Handiague (587 m).   C’est là que nous cherchons un peu d’ombre pour casser la croûte.

Nous suivons ensuite un chemin carrossable, puis un vallon… La descente vers le village d’Estérençuby se fait plein ouest, au milieu des fougères en une bonne heure. Grosse chaleur, l’ombre se fait désirer…

L'église d'Estérençuby

L’église d’Estérençuby

Estérençuby est un tout petit village. Le refuge se trouve à quelques dizaines de mètres du restaurant qui le gère. Accueil simple et agréable. Après cinq heures au soleil, nous apprécions d’avoir de l’ombre et de la fraîcheur. Le soir, repas « spécial-randonneur » dans la salle du restaurant. C’est sympathique, même si on se sent un peu en décalage…
Le lendemain matin, nous partons très tôt, avant l’ouverture de l’hôtel. Nous avons accès à une petite salle pour déjeuner, et la casse-croûte du midi nous attend dans le frigo.

Depuis Saint-Jean-Pied-de-Port, nous avons marché une petite douzaine de kilomètres, avec 430 mètres en montées et 380 mètres en descente. Une étape sympa …

Publié dans Année 2009

Etape 8 – Dimanche 14 juin 2009 : D’Estérençuby à Bagargiak

Nous partons très tôt, au tout début du jour, la météo n’annonçant rien de très beau.

Au-dessus des nuages

On prend la route goudronnée qui monte pendant une bonne heure vers une piste qui nous mène à un col, sur la route de Phagalcette (585 m). Le temps est frais et humide. Il s’améliore tout au long de la matinée.

Vers Phagalcette (9 h. du matin)

Nous gagnons le col d’Irau sans souci particulier. Il n’y a personne sur le chemin. C’est une montée avec un beau paysage.

 

 

Comme nous avons perdu nos notes, nous avons des souvenirs imprécis. C’est très vert, de la fougère dans les pentes.

col d'irau

Le col d’Irau, au fond, à gauche

 

 

Avant le col d’Irau,  nous avons perdu le sentier pendant quelques minutes. Des minutes toujours trop longues… Au col, nous avons discuté avec un jeune couple installé dans le premier cayolar. Nous leur avons acheté du fromage. Ils nous ont expliqué comment ils se sont installés comme bergers sans terre. Ils sont propriétaires du cayolar, mais pas du terrain qui est loué. Le cayolar ne peut être utilisé à d’autres fins que comme hébergement des bergers. Tout de même, pour nous, la vie de bergers nous étonne : comment fait-on pour vivre isolé de tout pendant les mois d’estive ?

Avant le sommet d'Occabé

Avant le sommet d’Occabé

Puis nous sommes repartis, en montant droit vers le sommet d’Occabé (1456 m). Vers midi, nous faisons une pause casse-croûte à l’abri du vent. Puis nous traversons la zone des cromlechs, des cercles de pierres verticales fichées dans le sol, qui datent de 100 à 300 ans avant notre ère. Nous entamons, vers la gauche, la descente vers le chalet Pedro. Nous sommes déjà dans une forêt de très grands hêtres. Enfin, une petite route goudronnée nous amène au chalet Pedro, aux promeneurs, à leurs voitures, aux vaches… mais ça dure très peu,  le chemin redevient désert.

Dans l’après-midi, la montée vers les chalets d’Iraty se fait dans un bois très abîmé par les travaux forestiers. C’est la partie la moins plaisante du parcours. Aux chalets, il faut continuer sur la croupe avant de trouver le gîte d’étape au col de Bargagiak. Il y a un café ouvert et une petite épicerie. Nous retrouvons au gîte les randonneurs qui logeaient à Estérençuby. Agréable soirée.

D’Estérençuby au gîte d’étape, nous avons parcouru environ 20 kilomètres. Le dénivelé positif est de 1746 m et le dénivelé négatif est de 650 m. Autant vous dire que la bière et le coca sont les bienvenus…
Le gîte est agréable, avec des chambres mansardées et une grande salle. C’est notre dernière soirée pour cette année.

Publié dans Année 2009 | Tagué , , ,

Etape 9 – 15 juin 2009 : du col de Bagargiak à Larrau

Ce matin, nous sommes peu pressés de partir, car nous descendons à Larrau où nous avons rendez-vous après midi.
Nous partons par la route en espérant prendre la variante indiquée dans les topos-guides, par l’ancienne piste en contrebas de la route. Nous marchons donc 10 minutes et … nous ne trouvons pas l’ancienne piste. Ce n’est pas faute d’avoir cherché… Nous descendons donc par la route goudronnée en nous trouvant plutôt bêtes ! Un trajet finalement monotone…
Larrau est un joli petit bourg qui semble endormi ce lundi matin. Sauf le café…

Nous revenons à Saint-Jean-Pied-de-Port en mini-bus.
Au cas où… appeler Caroline Aphessetché au 06-61-96-04-76.

Nous passons une dernière nuit à Saint-Jean-Pied-de-Port avant de revenir en Bretagne et de prévoir les prochaines étapes, avec une tente bien plus légère !

Publié dans Année 2009, Trajets

17-21 juin 2010 : Attendre à Torla

Comme d’habitude, on part quand on a décidé de partir, sans prévoir… Cette année, nous quittons Bordeaux le jeudi 17 juin, après quelques jours en famille. La météo n’est pas excellente. A Etsaut, c’est même suffisamment humide pour nous décider à passer en Espagne par le col du Somport. Nous gagnons Torla, d’abord dans le  camping Rio-Ara, qui se trouve au fond du vallon.
Le 19 juin, selon nos calculs, le temps doit être meilleur en France.
Nous décidons de reprendre la route, mais au Somport, c’est toujours très pluvieux, froid et gris.

Une vue sur les sommets de la vallée d’Ordessa

Nous revenons à Torla, mais au camping San Anton, qui nous donne une vue sur les sommets et le début du canyon.

Nous quittons ce joli camping le 21 juin

Publié dans Année 2010 | Tagué

Etape 10 – 21 juin 2010 : c’est l’été et nous repartons !

Notre tente bien abritée au camping de San Anton (Torla)

Notre tente bien abritée au camping de San Anton

A 8 heures, il fait 5° au camping de San-Anton, en Espagne…

La tente est sèche, la nuit a été calme. Nous quittons le camping juste avant 10 heures (joli camping, bien abrité, bon accueil, 32 € pour deux nuits).
Chaque fois que nous quittons ce coin de Torla, de la Brèche de Roland, nous avons un petit pincement au coeur. Nous avons fait plusieurs fois de circuit du Col de Boucharo, La Brèche, avec bivouac en-dessous de Goritz, puis dans un camping au-dessus de Torla, avec nos enfants, avec des amis et des enfants, tous les deux.  C’est toujours grandiose et superbe.

L'auberge de LogibarNous avons prévu de partir de Logibar, en laissant à la voiture à Etsaut. Nous gagnons ce bourg. Au bureau de la Poste, la cabine ne fonctionne plus depuis longtemps. Aimablement, la préposée nous prête son téléphone pour chercher et réserver un taxi à la gare d’Oloron. Puis nous attendons sur la place où nous laissons la voiture (attention à ne pas l’y laisser les jours de marché !)

Nous prenons le car à 13h20 qui nous dépose à Oloron-Sainte-Marie. Le taxi nous attend et nous emmène au refuge de Logibar.
Contrairement à ce que laisse penser le topo, il n’y a pas d’épicerie à Logibar. Tant pis, on fera avec ce qu’on a…
On attaque le GR10 à 16 heures. Nous ne passerons pas par la passerelle d’Holzarté qui est fermée pour travaux. On grimpe d’abord en sous-bois, puis dans les fougères pendant une bonne heure. Premières petites sueurs sous le soleil…
Ensuite, on suit un chemin forestier bien boueux. A la fin de la piste, on trouve des sources d’eau.
On monte toujours en sous-bois, par une piste, un peu inquiets de ne pas trouver d’endroit plat pour poser la tente. Il y a bien des petits espaces plats au bord de la piste, souvent dans des virages, mais on n’ose pas…
Vers 18 heures, le temps s’est nettement rafraîchi. On quitte le sous-bois pour arriver dans une prairie en hauteur. Troupeau de moutons et camionnette de berger.
En bifurquant à gauche, nous grimpons vers quelques rochers, puis à un replat couvert de fougères. A gauche, il y a un bel arbre qui abrite un replat mousseux. Notre tente hubba-hubba toute neuve... A quelques dizaines de mètres en-dessous, il y a un ruisseau, le luxe ! (à condition d’y mettre du Micropur).
Nous sommes à 15 minutes du cayolar d’Abarakia, d’où vient peut-être la musique qui nous parvient de temps à autre.
Pour la première fois, nous déployons notre jolie tente MSR Hubba-Hubba et nous installons pour une nuit fraîche et calme.

Publié dans Année 2010 | Tagué ,

Etape 11 – 22 juin 2010 : vers Sainte-Engrace

Lever à 6h30 après une bonne nuit bien tranquille.
C’était donc la première nuit dans cette tente. On doit dire que pour une tente qui pèse juste 2 kg, on a de la place et on peut être assis. Elle se monte et démonte en trois minutes maximum. On dispose de deux portes qui servent d’absides pour ranger sacs et chaussures… Quoi de mieux !

Le matin : 7h00

Nous plions nos affaires et nous petit-déjeunons face aux montagnes que le soleil éclaire en faisant monter la brume.

Le ciel change rapidement.

….
….
….
….
….
….

Un peu plus tard : 7h10

Un peu plus tard : 7h10

45 minutes plus tard

45 minutes plus tard

 

Petit-déjeuner

Petit-déjeuner en contemplant le ciel

……

……

 

 

 

………….

………….

………….

………….

………….

………….

………….

Mais cette superbe vue ne nuit pas à l’appétit. Il faut bien prendre des forces pour gagner Sainte-Engrace ! Surtout qu’il ne fait pas encore très chaud.…….

Après avoir dépassé le cayolar d’Abarrakia, nous suivons une piste confortable en sous-bois. 45 minutes plus tard, au loin, on voit un autre cayolar et le berger qui en sort.

Le ciel est très bleu, les nuages s’entassent en face de nous.

Après le sous-bois, une piste taillée dans le flanc bien raide de la montage. L’endroit est très calme. Nous passons entre deux cayolars, dont l’un fait la traite des brebis. Puis nous attaquons la montée vers le col d’Anahou au travers d’une prairie. Les repères sont peu visibles. Pause casse-croûte sur la crête.

Puits de l’Enfer

Longue descente vers le Puits de l’enfer qui se termine dans des chemins boueux et encaissés.  On craint la mauvaise glissade. Vers midi, nous sommes à l’un des parkings des gorges de Kakouéta. Nous suivons la route goudronnée jusqu’à Sainte-Engrace. Le village s’étend sur 5 kilomètres. Entre le puits de l’Enfer et l’église, il y a environ 3 km. Nous sommes devant l’église à 15 heures.

……………….

L’église de Sainte-Engrace

L’auberge Randonnées Pyrénéennes se trouve en face de l’église. L’accueil est sympathique. On nous apprend que l’épicerie se trouve au quartier Caserne, soit à 2 km du puits de l’Enfer, mais… dans l’autre sens. Nous avons été trop inattentifs en lisant la carte : il fallait tourner à gauche pour aller vers l’épicerie. C’est toujours pareil quand on est trop confiant !

Après près de 8 heures de marche, pas question de faire 10 kilomètres pour aller au pain.

Les tombes anciennes du cimetière de Sainte-Engrace

Nous nous contenterons des vivres déshydratées. Nous décidons de bivouaquer sur le petit terrain de l’auberge (coût : 2 x 7 €), ce qui nous permet de prendre des douches, de laver les chaussettes et de manger à l’intérieur du refuge.

Belle journée, tout de même ! Sans difficultés.  Seule la fin du trajet qui se déroule sur la route goudronnée ne nous a pas enthousiasmée…

Publié dans Année 2010, Année 2013 | Tagué