Etape 17 – 29 juin 2011 : des cabanes de Cézy à Gourette

Près des cabanes de cézy, 7h20

Près des cabanes de Cézy, 7h20

Lever 7h00. Le ciel est dégagé. Un petit air frais nous oblige à passer la polaire pour le petit déjeuner.….

Cabanes de Cézy, tôt matin...

Tôt matin aux cabanes de Cézy, obligé de mettre le miel à chauffer sur le gaz…

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Nous ne sommes pas pressés, ce matin. On fait de l’eau. On plie tranquillement nos affaires. La journée s’annonce belle, pourquoi se presser ? On attend même un petit coup de soleil sur la tente avant de la plier. Soi-disant pour qu’elle sèche…
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Départ à 8 heures 30, à l’est, par le sentier  presque horizontal, large et clair de l’ancienne mine de cuivre. Il domine la vaste plaine du Soussouéou où tout nous semble petit.

 

flore

La partie du GR10 la plus fleurie de notre randonnée de juin

Puis, par des lacets, le sentier s’élève tranquillement vers le Cujalat de Hourtanet. Le soleil se fait timide derrière une petite brume. Le paysage change. La végétation est abondante et fleurie.

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Le pic du Midi d'Ossau dans la brume

Le pic du Midi d’Ossau dans la brume

Nous trouvons cette matinée très calme.  Le temps est superbe, le ciel est bleu, il ne fait pas encore très chaud. La montée est tranquille.
Peu à peu, nous quittons cette vallée qui surplombe le plateau de Soussouéou. Une dernière fois, nous voyons le Pic du Midi d’Ossau.

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De plus en plus de névés

De plus en plus de névés

Nous passons un torrent et nous élevons rive gauche dans un sentier herbeux. Nous sommes désormais à hauteur des névés que l’on voit sur notre droite.………..

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Un replat avant la dernière montée

Un replat avant la dernière montée

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Nous arrivons par quelques lacets à une ancienne mine de fer, un endroit assez plat quasiment recouvert de névés.

Nous devons être vers 2100 mètres (avant de partir, on a oublié de régler notre altimètre qui n’est pas un modèle récent).

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Dernier regard sur la plateau de Soussouéou

Dernier regard sur le plateau de Soussouéou.

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On voit encore la vallée au fond de laquelle on distingue un peu du plateau de Soussouéou.

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Le sentier oblique légèrement vers la droite avant d’arriver au début de la dernière montée vers la hourquette d’Arre.

Nous devrions distinguer un pierrier, mais un névé le cache, ce qui nous désoriente un peu. Le sentier en lacets est d’abord herbeux.  Nous croisons un jeune couple très en forme qui a quitté Banyuls le 23 mai et qui va vers Hendaye. Il nous donne quelques informations intéressantes sur l’état du chemin pendant l’heure qui vient…

Le névé avant la hourquette

En haut du névé, juste quelques minutes avant la hourquette

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Nous nous engageons dans le pierrier vers 2200-2250 mètres. Peu après, nous sommes au pied du névé que nous franchissons dans les traces du couple qui vient de le descendre. Le soleil est intense, mais la neige reste dure.

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45 minutes plus tard, nous débouchons en haut de la hourquette d’Arre (2 465 mètres), sous un grand soleil. Le paysage est tout d’une beauté inouïe.

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Surprise : de l’autre côté, c’est plein de névés. Nous suivons le conseils du couple : ne pas s’embarrasser avec les marques de balisages qui sont de toutes les couleurs, prendre franchement à gauche dès la hourquette franchie. Nous nous arrêtons près de la cabane des Chasseurs à 13 heures pour le casse-croûte.

Il fait beau. Le jambon et le fromage des Pyrénées sont encore plus délicieux à cette hauteur. Des lambeaux de brume montent des vallées et se déchirent. Tout en mangeant, nous lisons la carte. Sur le col, face à nous, nous repérons les deux cairns entre lesquels nous passerons pour descendre vers Gourette.

Heureusement, car au moment de repartir, la brume tombe d’un coup. Le temps de passer rapidement nos vestes, les cairns, à cent mètres devant nous, ne sont plus visibles. On reste à niveau pour traverser les névés au jugé et trouver le col. On repère les deux cairns et on entame la descente au-dessus du lac de Lavedan. Les lacets dans le pierrier sont raides. On ne voit rien du paysage. On traverse de nombreux névés sur des traces laissées par ceux que nous avons croisé le matin. A chaque fois, il faut repérer le sentier dans le pierrier à l’autre extrémité du névé. Parfois, nous les traversons l’un après l’autre pour ne pas risquer de perdre la trace. Dans les bâtiments de l’ancienne mine de fer, on perd notre chemin pendant une bonne dizaine de minutes.

On franchit le déversoir du lac d’Anglas sans le voir (2 068 mètres, on a réglé l’altimètre en passant la hourquette !).

Commence alors la longue et fastidieuse descente vers Gourette. Le sentier est mal empierré, les lacets sont raides. Nous croisons deux randonneurs allemands très chargés, qui montent vers la hourquette. La barrière de la langue nous empêche d’échanger.
Peu à peu, la brume se lève et on peut voir le gave du Valentin en contrebas. Il descend alors en pente plus douce dans les prés, puis dans la forêt, avant de se terminer en haut de la station de Gourette (1 346 mètres). Il est 16 heures 30.

Le topo prévoit 6 heures pour ce trajet. Hésitations et arrêts compris, nous avons mis 8 heures. Total des dénivelés positifs : 815 mètres. Total des dénivelés négatifs : 1119 mètres.

Et ce n’est pas fini !

Nous descendons dans la station pour la traverser. Rapidement, car c’est moche, une station de sports d’hiver en été. Au centre, une épicerie est ouverte, ce qui nous permet de faire des courses d’alimentation. Nous descendons au camping du Ley, par la route : 1,2 km de marche sur un enrobé tout neuf et tout chaud…

Petite frayeur au camping qui n’est pas encore officiellement ouvert. Les gérants, vraiment très sympathiques, nous laissent bivouaquer à condition d’être discrets.

Le lendemain, on retrouvera des randonneurs avec qui nous étions au refuge d’Ayous et qui ont fait Gabas-Gourette d’une seule traite. Ils étaient une heure après nous à la hourquette d’Arre. Mieux équipés que nous (GPS, altimètres précis) ils ont erré une heure avant de trouver les cairns indiquant la descente vers Gourette. Or, il n’y a guère plus de 300 mètres à parcourir entre la hourquette et les cairns… Ils nous ont – gentiment- reproché de ne pas avoir laissé des traces claires dans la descente vers le lac d’Anglas. Nous, on a fait ce qu’on a pu !!!

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Etape 18 – 30 juin : de Gourette à Arrens-Marsous

Lever à 6h45 avec le réveil. Nous rangeons, déjeunons, plions la tente, faisons nos sacs… La routine, quoi !
Avant 8 heures, le gérant du camping nous charge dans son 4X4 et nous monte à Gourette, au départ du GR (1346 mètres). Sympa…

D’abord tranquille, dans les sapins, le sentier s’élève plus tortueusement dans des lacets « sérieux »,  jusqu’au col de Tortes (1799 m.) que l’on atteint en 1 h 30. Il fait beau et frais, c’est parfait ! Durant une pause, nous sommes rejoints par un couple de randonneurs qui viennent du refuge CAF de Gourette, nous allons continuer avec eux durant toute la montée.

Après le Col de Tortes

Après le Col de Tortes

Après le col de Tortes, descente rapide et pas plus agréable que ça dans les prairies jusqu’au moment où on croise la D918 (1390 m). On aperçoit les cabanes de Litor.
Enfin, ce n’est pas que cette descente  soit désagréable, mais on est dans des prairies, à flanc de montagne. On traverse une route ( pas loin de la cabane d’Arbaze) et on continue en ayant la route au dessus de nous. C’est facile, sans plus… Comme quoi on devient difficiles !

Nous reprenons la montée vers le col de Saucède.

Tout en haut : le col de Saucède

Tout en haut : le col de Saucède

Au début, le marquage est très aléatoire et facile à perdre. Puis le sentier se précise, la montée redevient « sérieuse » jusqu’à deux cabanes (des étables).
Juste après, nous empruntons la D198 pendant quelques centaines de mètres. L’enrobé est refait à neuf pour le Tour de France. Quelques cyclistes le testent. Nous reprenons le sentier dans les prairies pour arriver -enfin- au col de Saucède  (1525 m). Il est midi. Finalement, la matinée a été agréable, notamment parce que nous sommes montés à l’ombre. Et aussi parce que nous avons toujours eu du paysage devant nos yeux.

Nous descendons un peu jusqu’à trouver un endroit au bord du torrent pour casser la croûte, et garder un oeil sur le col. Deux parisiens rencontrés au refuge d’Ayous nous rejoignent. Nous nous racontons la journée de la veille, leurs aventures après la hourquette d’Arre, les histoires que l’on racontent au refuge de Gourette sur cette très longue et difficile étape Gabas-Gourette !

Il faut repartir si nous voulons atteindre Arrens-Marsous avant le soir.  Nous cheminons d’abord en hauteur, dans des prairies, puis sur une crête. Nous descendons vers des pistes en sous-bois. Il nous faut deux bonnes heures pour atteindre le bord du village d’Arrens-Marsous.  En descendant, nous réalisons peu à peu que cette étape comporte moins de montées que de descentes.  Ensuite, nous gagnons le centre du village.

Depuis ce matin, nous avons passé huit heures sur le chemin, pauses comprises. Total des dénivelés positifs : 847 mètres. Total des dénivelés négatifs : 1315 mètres.

L’office du tourisme est très joliment agencé. L’hôtesse est accueillante, souriante et serviable.
Nous campons à quelques centaines de mètres, sur une aire naturelle, Batbère. Il y a des sanitaires et le prix est minime. Nous ne sommes que cinq tentes dans un immense champ ! Il n’y a pas d’épicerie à Arrens. Nous faisons les courses dans divers magasins : le pain s’achète dans le magasin de presse. On trouve des produits régionaux, mais pas de café soluble, pas de sucre, pas de beurre…

C’est fini pour nous cette année 2010. Demain, nous retrouverons à la voiture. Une navette (à réserver la veille du trajet) nous emmènera à Lourdes dès 9 heures pour 2€ chacun. Puis nous prendrons le TGV en fin de matinée pour Oloron-Sainte-Marie. Nous aurons largement le temps d’avaler une pizza en face la gare. Un car nous ramènera à Etsaut en début d’après midi. Temps de transfert : 6 heures. Le temps de prendre conscience que nous serons revenus dans le monde réel…

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8 juin 2011 : nous retrouvons Arrens-Marsous

A Arrens-Marsous, nous nous arrêtons à la Maison du Val d’Azun. On bivouaque au même endroit que l’an dernier, sur l’aire naturelle qui est ouverte, non gardée. Le bloc sanitaire est fonctionnel, on peut même prendre une douche si on supporte l’eau très fraîche.

Sur l'aire naturelle d'Arrens-Marsous

La prairie n’est pas fauchée. Enfants de cultivateurs, nous sommes gênés d’y poser notre tente, heureusement nous ne sommes pas les premiers et nous nous installons sur un endroit qui a déjà été foulé et annexons à notre profit la table de ping-pong.

Ravitaillement à Pierrefite-Nestalas, le Proxy local étant fermé le mercredi.

Soirée humide. Brouillard bas. Pas de pluie.

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Etape 19 – Jeudi 9 juin 2011 : d’Arrens-Marsous à la cabane d’Arriou-Sec

Lever 7h15 et départ 9h15. Le record de lenteur ! Nous refaisons nos sacs, ce qui demande un peu de temps.
Nous posons la voiture sur le parking de l’Hôtel du Tech, comme on nous l’a conseillé.  Puis nous rejoignons le départ du GR qui se trouve sous l’établissement de l’ADAPEI.

La première pancarte

Nous partons par un petit pont de pierre (878 m) et montons vers l’arborétum. On laisse à droit le chemin du Val d’Azun puis un autre. Nous montons en sous-bois, tranquillement, à la fraîche. Bref, les conditions d’une reprise du GR sont idéales.

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Une vue du sentier avant le col des Bordères.

Le col des Bordères

Le col des Bordères

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Nous atteignons le Col des Bordères (1156 m) sans effort. On pourrait y passer sans le repérer car il est sur la route départementale…

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Après le col, le GR10 reprend dans un chemin creux peu visible à cette époque de l’année. La marque se trouve  juste après le sentier, sur la première de deux cabanes en pierre. Nous nous trompons, comme d’autres… si l’on en croit les traces.

Après le col, le sentier est parfois empierré. Comme il a beaucoup plu au début juin, il peut être glissant (mon genou en témoigne). On retrouve la route un moment. Au refuge Hamina, il redevient encaissé, en sous-bois, puis le long d’un ruisseau.

L'église d'Estaing

L’église d’Estaing

Quand on en sort, on aperçoit  l’église d’Estaing (990 m), (ouverte et bien entretenue) dédiée à St Raphaël. Il fait un beau soleil.
Le GR contourne le cimetière, puis descend en sous-bois jusqu’à un pont que l’on passe. On continue à droite (pas de marques visibles) et on suit la route. Au 2e pont, on suit un sentier au niveau du torrent, rive gauche. puis on reprend la route goudronnée, rive droite, au Pont de Miaous. Nous repassons rive gauche quand on voit un camping de bungalows, peu après la colonie. On grimpe un peu pour prendre un sentier au bord du flanc de la montagne.

Des envieux ?

Il est bientôt 14 heures, on s’arrête casser la croûte sous le regard envieux (?) de deux moutons.

On reprend sur le sentier qui chemine au bas du versant, une promenade de santé. Nous retrouvons la route  après un pont au bord duquel nous remarquons deux niches en pierre.

Un « leyté »

Ces niches servaient aux bergers pour conserver le lait au frais. Elles se trouvent toujours près d’une source.

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La route mène en 10 minutes au Lac d’Estaing (1161 m) que nous atteignons peu après 14 heures.

Le Lac d’Estaing

Nous passons l’après-midi au bord du lac, à nous reposer, à regarder les animaux et l’agitation de certains touristes. Nous arrivons même à passer un appel téléphonique ! Nous voyons des chevaux, un troupeau de moutons que les bergers et leurs chiens montent à l’estive. Au début de l’après-midi, le soleil nous fait sombrer dans une douce torpeur, puis la température fraîchit.

Les chevaux au bord du lac d'Estaing

Les chevaux au bord du lac d’Estaing

Des troupeaux montent vers l’estive d’Arriou-Sec

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Nous dînons superbement à l’Hôtel-restaurant du Lac d’Estaing qui nous accueille dès 18 heures. Nous pouvons monter vers la cabane d’Arriou-Sec dès 19h30. Au début, c’est facile, on suit le chemin au bord du lac. Puis on monte dans la sapinière. Nous avions des souvenirs (datant de 1989) d’une montée rude, d’une bonne suée. Cette fois, la montée nous semble plus douce ! quand nous sortons du bois, il pleut. Le chien patou fait savoir qu’il protège le troupeau de moutons que nous avons vu passer quelques heures plus tôt. Cette année, la cabane d’Arriou-Sec (1400 m) est occupée par deux jeunes couples de bergers avec un bébé de quelques mois. Comme les troupeaux viennent d’arriver, nous mettons un peu de temps à trouver un endroit plat où poser notre tente… tout près de l’endroit où les bergers effectuent la traite des brebis. Entourés de vaches, de brebis, de chiens qui aboient de temps à autre, avec la pluie qui tambourine sur la toile, nous envisageons de passer une nuit peu calme. Ce n’est pas ce qui se passe, en montagne, on dort bien, très bien, même si le sol est un peu cabossé…

Temps passé sur le chemin : 5 heures + 45 minutes. Dénivelé positif : 522 mètres. Difficultés : pas vraiment…

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Etape 20 – 10 juin : Cabane d’Arriou-Sec vers le Col et le Lac d’Iléhou, jusque Cauterets

Ce vendredi 10 juin 2011, lever à 7h15 après une nuit très pluvieuse. Le voisinage des animaux ne nous a pas gêné. Par contre le sol bosselé s’est parfois révélé inconfortable…
Marie-Noëlle prépare le petit déjeuner pendant que je range les affaires. Au moins, il ne pleut pas  !

Nous partons à 8h15. Des bergers sont déjà à la traite des vaches et les quatre chiens au travail. Par contre les six cochons dorment bien serrés dans leur enclos. On laisse la cabane à gauche et on s’élève rapidement vers des prairies.

Après une petite demie-heure de marche, nous faisions un premier arrêt « technique » pour couvrir nos sacs et mettre des guêtres. Le temps se fait plus humide et nous ne voulons pas renouveler l’expérience de l’année passée (après les falaises d’Iparla).
Le brouillard est très épais. A part quelques vaches et chevaux, nous ne voyons rien ni personne. Nous savons que nous sommes au-dessus d’un torrent parce qu’on entend son grondement et parce qu’on a déjà effectué ce trajet en juillet et en août, voici une bonne vingtaine d’années.. On passe deux ou trois ruisseaux à gué. Arrivé au dernier ruisseau avant la montée vers les cabanes Barbat et le col d’Ilhéou, hésitation : le pont a été emporté. Je cherche un autre endroit pour traverser, craignant que le madrier qui reste coincé dans les cailloux, au ras de l’eau, ne soit glissant. Finalement, Marie-Noëlle passe et… je la suis sans prendre de bain.

La pancarte , à la bifurcation, avant le col d’Ilhéou

Notre hésitation a donné à deux randonneurs le temps de nous ratrapper. Ils viennent du refuge des Viellettes. L’un s’arrête à Cauterets, l’autre continue.
Le sentier continue. la pente est plus raide.

Le brouillard possède deux désagréments : il cache le paysage et il nous détrempe peu à peu.  Ce qui fait que nous attaquons les lacets à hauteur des cabanes Barbat sans trop le savoir. Heureusement que la pancarte indique la bifurcation (1850 m) ! Un peu plus tard, l’horizon s’éclaircit. Nous envisageons de ramasser nos vestes. Hélas, l’éclaircie ne dure que quelques minutes, le temps de voir les cabanes Barbat.

Vers le col d’Ilhéou, dans le brouillard

Les cabanes Barbat dans un peu de brouillard

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Nous attaquons alors les lacets du couloir qui mène au col d’Ilhéou. On grimpe plus lentement, ne rien voir de cet endroit que nous aimons ne nous dispose pas à beaucoup d’enthousiasme. Nous passons quelques beaux névés avant le col (2242 m) que nous atteignons avant midi. Le paysage se fait toujours aussi discret. Nous espérons qu’en descendant un peu, la brume va s’éclaircir. De fait, à l’embranchement du téléphérique du Lys, on voit les deux cabanes (2185 m).

Il y a une éclaircie, un semblant de soleil. Nous éprouvons une sensation de chaleur suffisante pour avoir envie de nous arrêter casser la croûte et sécher (un peu) quelques affaires. Une randonneuse allemande nous rejoint et s’arrête un peu. Elle a déjà 15 jours de randonnée et s’arrête à Bagnères de Luchon.

Déversoir du lac d’Ilhéou. on n’en verra guère plus…

Quand nous repartons, le brouillard est revenu et se fait bien dense. Nous arrivons au lac d’Ilhéou à 14 heures. Nous ne voyons rien et décidons de continuer jusque Cauterets pour y faire une pause. Comme nous avons réservé un repas au refuge, nous nous arrêtons pour nous excuser de nous décommander. Mais leur téléphone ne fonctionnant pas bien, ils n’ont pas reçu le message sur leur répondeur et ne nous attendent pas, ce qui nous arrange…

Après un thé brûlant, nous repartons vers 15 heures. Il pleut. Nous nous équipons en conséquence.
Nous avons le souvenir d’une descente à Cauterets par la piste, d’une durée de deux bonnes heures. Comme nous ne voyons pas le paysage, suivant les marques blanc/rouge sans réfléchir, nous quittons la piste carrossable pour descendre dans la vallée de Combasque. Par temps bouché, ce trajet n’a strictement aucun intérêt. Le sentier n’est pas toujours facile, nous craignons la glissade. Il aboutit à un pont face à un panneau. Nous continuons à droite, le long du torrent. Puis nous empruntons un canal d’irrigation bien humide, comme il se doit. L’absence de marquage nous fait un peu douter du trajet, mais nous finissons par atteindre le long mur de pierres sèches bordé d’une allée de frênes.  On débouche entre les granges de Houssat (1280 m). Il est environ 18 heures.

Après quelques dizaines de mètres sur la route, nous obliquons dans le sentier, sous le téléphérique. Nous descendons par de confortables lacets au bord du torrent jusqu’à l’arrivée près de la ferme basque(1116 m). Trente minutes plus tard, nous sommes dans Cauterets (913 m).
Juste après la ferme basque, nous avons ouvert le topo et le téléphone pour appeler le premier gîte d’étape de la liste, qui dispose de place. Il nous reste donc à repérer l’église, puis, à côté, le gîte d’étape Beau Soleil.

Cet ancien hôtel nous accueille aimablement, avec discrétion. Il y a un local à chaussures et habits mouillés. Mais on nous autorise à mettre nos chaussures au-dessus de la chaudière…

Ce jour, nous avons passé 10 heures sur le GR10. Le dénivelé positif est de 842 m et le dénivelé négatif de 1062 mètres. Nous ne regrettons pas d’avoir bivouaqué à la Cabane d’Arriou-Sec, ce qui nous a fait économiser 240 m de dénivelé positif.

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Cauterets

Cauterets, vue prise au début de la montée vers le châlet de la Reine Hortense

Journée de pause à Cauterets. Ce n’est pas que nous soyons fatigués, mais il nous faut sécher nos affaires, et surtout nos chaussures.
Le gîte « Beau Soleil » est dans une rue calme qui donne sur le centre. C’est bien…  Nous renvoyons quelques affaires qui me font gagner 800 grammes dans mon sac, selon la balance de La Poste.
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Il fait beau, il y a du monde dans les rues. Mais notre souci est de sécher les chaussures et de faire quelques courses d’alimentation pour la journée et celles à venir.

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Etape 21 – 12 juin 2011 : de Cauterets à Grust

Départ du gîte à 8h15. Sur les conseils de notre hôte, nous montons dans la rue Joffre jusqu’à un carrefour. Le GR10 est flêché et se récupère aux thermes de Pauze. Un vrai raccourci qui évite de descendre aux thermes de César, puis de remonter aux thermes de Pauze.

La montagne derrière Cauterets vue du Châlet de la Reine Hortense

Le sentier mène à un bois, puis on retrouve une piste carrossable qui mène au Châlet de la Reine Hortense (1211 m), en fait un café qui n’est pas en très bon état. Il est 9 heures.
Nous continuons par un chemin carrossable, puis un sentier en forêt jusqu’à la clairière située à 1475 m. Nous passons au-dessus de la grange Laplagne.

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Un quart d’heure plus tard, nous arrivons sur le vaste plateau de Riou. Jusqu’ici, c’était de la promenade à la fraîcheur du matin, avec de belles vues sur le paysage, derrière nous. Le soleil se fait maintenant plus présent…

Vu du plateau, le Col de Riou et les lacets qui y mènent.

Sur le plateau, on distingue  les nombreux lacets qui mènent au col. Au début, ils sont longs, puis se raccourcissent. La pente n’est jamais très forte, même dans les derniers lacets. C’est juste le soleil qui nous assoiffe……………….

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Au Col de Riou, derrière nous…

A midi, nous atteignons le Col de Riou (1949 m). On bascule alors dans la vallée de Luz (le pays Toy).

Au Col de Riou, devant nous, la vallée de Luz…

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Le col est très large. Sur la gauche, il y a des ruines d’un vaste bâtiment. On se pose sur le bord du col pour le casse-croûte, devant le paysage, la station de Bédéret, mais surtout les montagnes qui entourent la vallée.
Nous parlons avec un jeune couple de bons marcheurs, qui envisage Cauterets-Luz par la Hourquette d’Ossoue. Pas certain qu’ils aient conscience de la difficulté…
Pour notre part, nous prenons la vaste piste qui part à gauche sous le col et qui mène de façon évidente à la station de Béderet.  Un moment, nous sentons des gouttes de pluie, mais non, si le ciel reste couvert, la météo évolue positivement.

Le Col de Riou vu de Bédéret, et les installations de la station qui n’embellissent pas la montagne

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La descente se fait dans une prairie qui est une zone de ski pendant l’hiver. autour de la station, on voit les lances des canons à neige, gaspilleurs d’eau.
Au parking, nous empruntons l’escalier, comme le précise le topo-guide. On n’y avait pas pensé, mais on découvre qu’il est moins confortable que le sentier.

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Pause à l’ombre, en descendant vers Grust

Ensuite, le sentier descend dans de jolies prairies fleuries, le long de petites maisons, au bord de petites maisons bien proprettes.
À plusieurs reprises, il coupe la route goudronnée. Le soleil est réapparu. Ce qui incite à une pose farniente.

A un moment, surprise, nous quittons la route pour remonter quelques minutes sur une piste, puis nous entamons une longue descente dans un sentier en sous-bois.

Joli sentier descendant vers Grust

Nous croisons trois randonneurs avec leur chien. Ils viennent de Luz, font le GR vers l’ouest, comptent bivouaquer autour de Bédéret.  Nous échangeons quelques informations et impressions de randonneurs. Avec leur chien, ils ne peuvent aller dans les refuges.

Le sentier est bordé de grosses pierres formant un talus sur la droite. Il est parfois pavé.

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La place de l'église de Grust

La place de l’église de Grust

Vers 16 heures, nous arrivons au charmant village de Grust (une commune de 47 habitants). Nous nous installons au gîte d’étape  du Soum de l’Aze. Accueil  sympathique et prévenant. Logement excellent. Prix correct.

De Cauterets, nous estimions qu’aller à Luz-Saint-Sauveur serait une étape trop longue pour nous. Dans les conditions de ce jour, nous aurions pu marcher plus longtemps, mais bon… Ne sachant si nous pourrions camper, nous avons choisi de loger au gîte.
Nous y rencontrons un couple qui a commis l’erreur de monter de Cauterets à Baysselance sans réserver le refuge (un week-end de Pentecôte) qui était complet et qui n’a pu les recevoir. Ils ont dû continuer leur route jusque Gavarnie. Lui paie cette erreur d’une douleur au  genou. Ils mettent fin à leur périple.

Ce jour, nous avons passé près de 8 heures sur le chemin. Il n’y a pas de difficultés particulières. Le dénivelé positif est de 1036 m. Le dénivelé négatif est de 974 m.

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Etape 22 – 13 juin 2011 : de Grust à Barèges

Vue sur Luz Saint-Sauveur

Nous quittons l’agréable gîte d’étape du Soum de l’Aze vers 8h45, après un petit déjeuner correct

Un dernier regard vers Luz Saint-Sauveur que nous voyons au loin, pour nous faire une idée de par où passe le GR10.

Nous descendons par un sentier ombragé jusque Sazos. Le sentier est parfois dallé, souvent bordé de murets confectionnés avec des gros blocs de pierre, très bien entretenu.

Le GR10 descendant vers Sazos

A Sazos, en suivant le marquage, nous nous fourvoyons dans une route en construction et perdons le GR. Retour en arrière jusqu’à la route goudronnée, la D12, que nous suivons jusque Luz Saint-Sauveur.
Suivre la départementale a l’avantage de faire faire l’économie du détour par le Pont Napoléon et de la visite de la chapelle Solférino. Ce qui nous arrange car nous voulons atteindre Barèges avant la fin d’après-midi.

Comme nous ne sommes pas sur le GR, nous n’avons aucune marque. Nous passons un pont (720 m.) et nous dirigeons vers le centre-ville jusqu’au moment où l’on repère une pancarte indiquant la direction du gîte « Les cascades » et du camping devant lesquels passe le GR.
Nous faisons une pause téléphone au camping (pour apprendre le décès de Jean Le Faucheur, qui a été le leader syndical de la grève du joint Français, en 1972. Nous sommes de Saint-Brieuc).

Vers 10h30, nous sommes de nouveau sur le chemin. Dès le hameau de Villenave, la montée le long de l’Yse se fait sérieuse. Et… ça va continuer ainsi jusque midi. Nous croisons quelques randonneurs qui (impressionnés !) font demi-tour.

Pancarte à la bifurcation. Nous prenons « Barèges par le Bolou »

Nous ne voulons pas passer par les villages de Viella, Viey et Sers pour aller à Barèges. Après la grange, nous prenons donc le sentier de droite (990 m.). La montée au Couret d’Ousset est bien décrite dans les topos. Elle se passe majoritairement en sous-bois.

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Randonneuse dans la lande de fougères avant le couret d’Ousset.

Juste avant le col, nous sortons dans une lande de fougères. Le temps d’une pause paysage, la jeune randonneuse allemande nous rejoint. Elle est montée la veille aux Oulettes de Gaube et la Hourquette d’Ossoue. Admiration… mais elle se dit fatiguée et compte aller au plus vite à Barèges pour se reposer. Même si elle marche vite, son sac rouge ne semble pas plus léger que les nôtres. Elle nous inquiète un peu…
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Le couret d’Ousset

La montée au Couret d’Ousset n’est pas très dure. Elle est continuelle, ce qui lui donne une impression de longueur un peu exténuante. Après quelques dizaines de mètres sous des sapins, nous arrivons au Couret à midi. C’est un muret de pierres sèches, avec une curieuse pierre plate en débord, percée d’un trou. En face, une sorte de socle servant de pierre à sel.

Après, on nous avait prévenu : « c’est la brousse ». Le chemin est encombré d’arbres abattus. On descend dedans, un peu en vrac. Puis on marche au milieu des framboisiers que butinent les abeilles.
La barrière après le couret d'OussetParfois, on grimpe sans voir le sol. Impression d’être ailleurs que sur le GR10. Puis on remonte pour nous engager sur une piste forestière (1350 m.). On passe une barrière close par un joug en buis.
Quelques centaines de mètres plus loin, on s’engage à droite sur une piste fraîchement rénovée.
Surprise : deux gardes de l’ONF descendent vers nous, en encadrant la randonneuse allemande. Elle n’a pas vu la reprise du sentier sur la gauche et s’est égarée. Sympas, la trouvant fatiguée, les gardes l’ont convaincue de descendre à Barèges dans leur véhicule.
Nous aurions pu ne pas voir ce discret sentier qui descend à gauche pendant quelques minutes jusqu’au début d’un long sentier horizontal menant, en une heure trente, au gué du Bolou (1460 m.)

Dans dix minutes, le gué...

Dans dix minutes, le gué…

Tout au long du sentier, on admire le versant opposé, où l’on voit la suite du GR. On s’arrête casser la croûte vers 14 heures (imposant sandwich saucisson + fromage + beurre préparé ce matin par le gîte, à Grust).

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Le Gué de Bolou

Le Gué de Bolou

A la lecture du topo-guide, on s’attendait à un gué délicat à passer, avec une eau furieuse, mais non ! le petit ruisseau du Bolou est sage et la traversée très aisée.……………………

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Après le gué de Bolou, le versant que nous avons parcouru

Après le gué de Bolou, le versant que nous avons parcouru

Après le gué, nous poursuivons sur le versant opposé que nous avons eu le temps de scruter, le long d’un ancien canal d’irrigation. Avant le gué, on craignait que le temps devienne pluvieux. Maintenant, le vent s’est levé. Il fait assez frais.
Au bout de 40-50 minutes, on descend en sous-bois jusqu’à une route. On prend vers la droite jusqu’à trouver une piste carrossable.

Le GR10 remonte jusque deux maisons. Au lieu de tourner à droite, nous suivons les conseils d’une habitante qui débroussaille sa haie.

Prairies fleuries

Dans les prairies fleuries

Juste après les maisons, un sentier traverse des prairies fleuries et nous permet de rejoindre la combe. Nous suivons « l’allée verte », un sentier qui serpente jusqu’à l’Hospitalet, d’abord dans la verdure, puis dans une imposante forêt ancienne.
A Barèges (1240 m), on descend par la « promenade horizontale » ou par la rue principale jusqu’au camping situé en bordure de la ville, vers l’Ouest.

Derrière la haie, un vrai torrent furieux...

Un coin tranquille pour préparer l’étape du lendemain.

Accueil très sympathique dans ce camping que nous atteignons un peu après 17 heures. Il est occupé surtout par des curistes qui habitent dans leur camping-cars ou des mobil-homes.
On s’installe « où l’on veut », ce qui pour nous est dans un coin tranquille, près du torrent, des toilettes, pas trop loin de la grande tente mise à disposition des campeurs, où nous préparerons et prendrons notre repas pendant que d’autres consultent leur messagerie grâce au wi-fi du camping.

C’est le lundi de Pentecôte, mais dans le centre-ville, on peut acheter du pain, faire quelques courses alimentaires au Vival , et même trouver le journal local ! Dans ce magasin je fâche le kiosquier parce que je remarque que « le beau temps revient ». Lui se plaint de ce que les touristes se plaignent de la pluie. Il estime que la sécheresse guette. La preuve : « cet hiver, les cailloux du gave n’ont pas bougé ». Pour cette vallée, c’est possible. Mais lors de l’étape d’Arriou-Sec à Cauterets, ce n’est pas ce qu’on nous a dit. Et plus loin, on se plaindra de la pluie, des foins ne sont pas coupés. En fait, le temps peut être différent d’une vallée à l’autre, ce que nous avions constaté au cours des années précédentes.

Ce jour, le dénivelé positif a été de 740 mètres et le dénivelé négatif de 475 mètres. Nous avons passé 8 heures 30 sur le GR.

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Etape 23 – 14 juin 2011 : de Barèges au lac d’Orédon

Lever 7h00 et départ à 8h45. Il fait suffisamment beau pour qu’on laisse à la tente le temps de prendre un coup de soleil avant qu’on la plie.
Quittant le camping, il faut retraverser Barèges pour gagner un pont en sortie de ville, permettant de franchir le Bastan. Le sentier grimpe derrière une ancienne gare de téléphérique (en fait : une sorte de gros immeuble en béton, sans esthétique aucune, très moche).  Nous sommes très vite en sous-bois, puis en balcon au-dessus des prairies et de la route en contrebas.
Nous passons au large d’un groupe de granges transformées en châlets avant de descendre vers le gué d’un ruisseau, sous une ferme, et de retrouver la route goudronnée qui mène au Tourmalet. On la prend à gauche pour gagner le parking de Tournabout (10h30 environ).

Sur le parking, prendre franchement à droite, vers le sud, une voie carrossable qui passe près de la gare des téléskis. Puis, sur la gauche, un sentier qui passe au-dessus du jardin botanique, le long d’une clôture électrifiée.

Plus tard, nous passons le pont de la Gaubie (1538 m). La voie est carrossable pendant 1,5 km environ. Un petit pont sur un torrent et on se trouve à l’embranchement menant au lac dets Coubous (1750 m). On s’engage alors dans la vallée d’Aygues-Cluses. Nous montons lentement, longuement et tranquillement dans des bois de sapins, des rhododendrons, sur des allées de cailloux ou des sentiers de terre. Quelques passages se font dans les blocs de rochers. On voit quelques laquets plus ou moins humides, quelques petites cascades. On fait une pause casse-croûte.

La cabane d’Aygues-Cluses

A la reprise, la vallée s’élargit. On passe une barrière. Un peu avant 16 heures, on entrevoit enfin la cabane d’Aygues-Cluses.
Nous y avons dormi, en 2007, lors d’un trajet de 3 jours partant du lac du Cap-de-Long, refuge de Packe, Col de Tracens, col de Madamète, cabane d’Aygues-Cluses, col de Madamète, lac d’Orédon, lac du Cap-de-Long. Joli souvenir…
Nous ne faisons pas attention, captivés par cette cabane, au GR qui oblique vers la gauche bien avant la cabane. Du coup, nous errons une bonne dizaine de minutes avant de le retrouver.

Pancarte au premier lac de Madamète

Le sentier descend un peu avant de remonter direction sud-ouest vers les lacs. On fait quelques grimpettes assez sérieuses avant de voir le premier lac. La montée jusqu’au col est longue, mais pas difficile. On traverse plusieurs secteurs de gros blocs. Dans l’ensemble le sentier est bien marqué à la peinture. En outre, il est souvent très bien cairné.

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Une heure avant le col de Madamète

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Curieusement, ce sentier ne ressemble en rien aux souvenirs que nous en avons. Même  si, à plusieurs reprises, nous les retrouvons. Nous avions en mémoire un sentier sans les  gros blocs de cailloux.
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Joli bord de lac !

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Peut-être que la présence des lacs qui sont bien en eau à cette saison, modifie notre perception de la montée ? Mais non, ce n’est pas une explication suffisante. Par exemple, juste avant le col, nous avions le souvenir d’une sente bien marqué alors qu’on y arrive par un fouillis de quelques lacets.

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Un lac de Madamète

Un autre…

… et deux autres.

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Traversée d’un névé

On est pourtant en juin !

..Nous traversons plusieurs névés avant d’atteindre, vers 17 heures,  le Col de Madamète qu’il est impossible de manquer, le sentier étant évident depuis longtemps. ………..

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Au col, le temps d’admirer le paysage et de se faire ventiler, on reprend le sentier pour descendre vers Oredon. D’autant que le ciel ne nous incite pas à trop nous attarder !

Le col de Madamète

Vu du col, le Gourg de Rabas

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D’abord, c’est le Gourg de Rabas (2397 m), un lac noir que l’on voit du col. On le passe par la gauche, dans de gros blocs. Il y a deux marques de GR. Il faut prendre la plus récente qui fait passer au bord du lac.
Puis on descend en dessous du Pic d’Aumar, par un sentier bien marqué, parfois empierré de gros blocs qui lui donnent un air d’escalier, vers les replats herbeux qui bordent le magnifique  lac d’Aumar (2212 m). Nous croisons trois personnes qui partent pêcher et bivouaquer près des lacs de Madamète, avec la poêle et l’huile d’olive dans leur sac !

Le lac d’Aubert et, au fond, le barrage

Compte-tenu de l’heure (nous avions prévu d’être à 19 heures au refuge d’Orédon !), nous quittons le GR pour prendre le raccourci sous le barrage du lac d’Aubert (2150 m). On traverse l’aire de bivouac. Quelques tentes y sont plantées, mais on ne voit personne.

La descente est sympathique. On passe près de plusieurs laquets avant de descendre dans un sentier serpentant sous un bois de sapins. On borde un torrent avant de prendre le sentier horizontal juste au dessus du lac d’Orédon, qui en quelques dizaines de mètres nous fait accéder au parking. Même en pressant le pas, compter une bonne heure et demie pour cette descente.

Au parking, il reste encore un petit quart d’heure pour gagner le châlet-refuge d’Orédon qui est au-delà de l’autre extrémité du parking.  Nous y arrivons un peu avant vingt heures. Ici aussi, notre réservation n’a pas été reçue du fait d’une mauvaise liaison téléphonique. Il faut aller à un endroit précis de la terrasse pour capter le réseau ! L’accueil est excellent, tout comme le repas et l’ambiance réchauffée par la bûche qui se consume dans la cheminée.

Le lac d’Orédon

Plus tard, nous retournons au bord du lac d’Orédon pour bivouaquer, tout près de la maison du Parc où nous trouvons une herbe convenable (toilettes et eau potable)… Papotage avec les voisins, des Toulousains qui vont faire le Néouvielle demain tôt matin. L’un d’eux nous  conseille de remonter demain au Lac d’Aumar, afin de gagner le lac de l’Oule en prenant le col d’Aumar. C’est « superbe et inoubliable », selon lui, bien plus beau et facile que la route par Estoudou qui « est dure et sans aucun charme », nous assure-t-il. Son épouse y a versé des larmes, ils ont frôlé le divorce, se rappelle-t-il !  Sauf que la saison touristique n’étant pas commencée, nous ne pourrions remonter au lac d’Aumar avec le car. A pied, ça ne nous tente pas ! Non merci… Nous monterons donc demain au col de l’Estoudou.

Ce jour, nous avons passé 12 heures sur le sentier, beaucoup plus que le temps prévu par le topo… Qui est parfois très optimiste, selon nous ! Le dénivelé positif est de 1269 mètres et le dénivelé négatif de 753 mètres.

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Etape 24 – 15 juin 2011 : du lac d’Orédon au refuge de Bastan

Le route jusqu’au refuge de Bastan n’étant pas trop longue, on s’offre un lever tardif. Nos voisins ont décampé tôt et discrètement. Petite surprise : on ne trouve pas le sac du petit-déjeuner. On ne l’a pourtant pas oublié à Barèges ? Non, il est éparpillé autour de la tente. Les sacs congélation dans lesquels on range les aliments sont percés. Serait-ce un des chiens du berger qui nous suivaient hier soir ? Plus tard, on nous suggérera que ce sont des renards. Toujours est-il que rien n’est gâché.  Nous pouvons petit-déjeuner. Désormais, on ramassera plus soigneusement les sacs d’aliments…

A 9 heures, on pose le pied sur le GR, derrière la maison du Parc. La montée est sérieuse, le Toulousain n’avait pas menti ! Ce n’est  toutefois ni les travaux forcés, ni l’enfer. Suffit de ne pas trop se presser. Le sentier est parfois empierré. Il s’élève en sous-bois sous les sapins. Il fait encore frais.  Assez vite, en nous retournant, nous voyons le col de Madamète derrière nous. A deux reprises, la vue de dégageant, nous avons l’impression d’être au col, mais non, pas encore ! On imagine trop souvent que l’arrivée à un col va être soudaine. Pourtant, c’est toujours la même chose : avant le col, il y a un faux-col, un ressaut, une petite prairie, quelques lacets…

Avant le col, le sentier débouche du bois dans prairie. On atteint ensuite rapidement le Col d’Estoudou (2260 m). Il y a un peu de monde. Un groupe d’une dizaine de personnes avec leur guide qui nous détaillera les sommets, un jeune couple. À dire vrai, même, c’est la première fois qu’on voit tant de monde ! Il est vrai que c’est grand beau temps. Nous discutons un peu avec les deux jeunes qui terminent le circuit que nous avions fait en 2007, du Cap-de-Long au refuge Packe, col de la Glère, col de Tracens… De la cabane d’Aygues-Cluses, ils sont passés par les cols de Barèges et du Bastanet et ont quitté ce matin le refuge de Bastan. Ils sont fatigués, mais dans leurs yeux et à les écouter, on devine qu’ils ont fait une belle course.

La descente du Col d’Estoudou au lac de l’Oule (1821 m) se fait sans difficulté, tranquillement, dans  un bois de sapins. On croise trois personnes. Décidément, aujourd’hui, il y a foule sur le GR !

Pont et cabane au nord du lac

Le lac de l’Oule

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Au bord du lac, le soleil tape fort. Nous le contournons par le Nord jusqu’à l’embranchement du sentier menant au Bastan. Nous nous arrêtons pour casser la croûte vers 12h30, juste après une cabane (fermée), à l’ombre de quelques pins. Précisons que les sandwiches du refuge d’Orédon sont conséquents !

Une heure plus tard, après que mon infirmière préférée a remis en état mes pieds, nous prenons la  montée vers le refuge.

La cabane du berger de Bastan

On prend vers le nord, le sentier qui traverse une pinède. Le sentier est évident, mais le marquage est souvent absent. Vers quinze heures, nous passons au-dessus de la cabane de Bastan (2110 m) qui est occupée par un berger.

A une bifurcation qui mène au col du Portet, (2192 m), nous quittons le GR en prenant sur la gauche. Nous traversons des prairies. Peu à peu, on s’enfonce dans la vallée.

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Le lac inférieur de Bastan

Après une montée, on distingue le premier des lacs de Bastan, le lac inférieur. Il est seize heures. Le temps a un peu fraîchi. Depuis le Lac de l’Oule, nous avons croisé quelques jeunes qui descendaient. Puis personne. C’est une montée très calme.
On redescend un peu pour contourner le lac par le droite. Puis on remonte pour atteindre le  lac du milieu. On le contourne par sa gauche. Un homme médite devant ce lac placide. Déjà, on distingue le refuge caché dans son bouquet de pins. On grimpe quelques lacets pour atteindre le refuge de Bastan (2240 m).
Nous devions bivouaquer. Le temps de cette nuit s’annonce incertain. Même le gardien craint l’orage. On décide donc de dormir au refuge.

Le dortoir du refuge de Bastan (pour nous seuls !)

En attendant le soir, farniente devant le refuge en écoutant de la musique sacrée -le gardien a mis un CD de Gounod-  et en regardant les Béarnais jouer à la pétanque. Puis repas consistant en compagnie de quatre Béarnais qui, depuis plus de vingt ans, passent chaque année une semaine de vacances dans un abri à côté du refuge. Au dessert : crêpes flambées accompagnées des excuses du gardien qui a découvert que nous sommes bretons.  On se demande pourquoi il s’excuse, ses crêpes sont excellentes !
Quand nous évoquons notre aventure du matin, on nous assure que ce n’est pas un chien, mais un renard qui a pointé son museau sous l’auvent de la tente et qui a voulu nous prendre notre petit-déjeuner. Le gardien nous raconte comment un renard a pénétré dans le sous-sol du refuge en dégradant une planche de bois et l’isolation, et a percé 300 canettes de coca !!

Le lac du milieu vu de l’étage du refuge de Bastan

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Cette nuit, nous avons le  refuge pour nous seuls. Le luxe !

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Ce jour, nous avons passé 7h30 sur le GR. Le dénivelé positif est de 823 mètres. Le dénivelé négatif est de 439 mètres.

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