Etape 18 – 30 juin : de Gourette à Arrens-Marsous

Lever à 6h45 avec le réveil. Nous rangeons, déjeunons, plions la tente, faisons nos sacs… La routine, quoi !
Avant 8 heures, le gérant du camping nous charge dans son 4X4 et nous monte à Gourette, au départ du GR (1346 mètres). Sympa…

D’abord tranquille, dans les sapins, le sentier s’élève plus tortueusement dans des lacets « sérieux »,  jusqu’au col de Tortes (1799 m.) que l’on atteint en 1 h 30. Il fait beau et frais, c’est parfait ! Durant une pause, nous sommes rejoints par un couple de randonneurs qui viennent du refuge CAF de Gourette, nous allons continuer avec eux durant toute la montée.

Après le Col de Tortes

Après le Col de Tortes

Après le col de Tortes, descente rapide et pas plus agréable que ça dans les prairies jusqu’au moment où on croise la D918 (1390 m). On aperçoit les cabanes de Litor.
Enfin, ce n’est pas que cette descente  soit désagréable, mais on est dans des prairies, à flanc de montagne. On traverse une route ( pas loin de la cabane d’Arbaze) et on continue en ayant la route au dessus de nous. C’est facile, sans plus… Comme quoi on devient difficiles !

Nous reprenons la montée vers le col de Saucède.

Tout en haut : le col de Saucède

Tout en haut : le col de Saucède

Au début, le marquage est très aléatoire et facile à perdre. Puis le sentier se précise, la montée redevient « sérieuse » jusqu’à deux cabanes (des étables).
Juste après, nous empruntons la D198 pendant quelques centaines de mètres. L’enrobé est refait à neuf pour le Tour de France. Quelques cyclistes le testent. Nous reprenons le sentier dans les prairies pour arriver -enfin- au col de Saucède  (1525 m). Il est midi. Finalement, la matinée a été agréable, notamment parce que nous sommes montés à l’ombre. Et aussi parce que nous avons toujours eu du paysage devant nos yeux.

Nous descendons un peu jusqu’à trouver un endroit au bord du torrent pour casser la croûte, et garder un oeil sur le col. Deux parisiens rencontrés au refuge d’Ayous nous rejoignent. Nous nous racontons la journée de la veille, leurs aventures après la hourquette d’Arre, les histoires que l’on racontent au refuge de Gourette sur cette très longue et difficile étape Gabas-Gourette !

Il faut repartir si nous voulons atteindre Arrens-Marsous avant le soir.  Nous cheminons d’abord en hauteur, dans des prairies, puis sur une crête. Nous descendons vers des pistes en sous-bois. Il nous faut deux bonnes heures pour atteindre le bord du village d’Arrens-Marsous.  En descendant, nous réalisons peu à peu que cette étape comporte moins de montées que de descentes.  Ensuite, nous gagnons le centre du village.

Depuis ce matin, nous avons passé huit heures sur le chemin, pauses comprises. Total des dénivelés positifs : 847 mètres. Total des dénivelés négatifs : 1315 mètres.

L’office du tourisme est très joliment agencé. L’hôtesse est accueillante, souriante et serviable.
Nous campons à quelques centaines de mètres, sur une aire naturelle, Batbère. Il y a des sanitaires et le prix est minime. Nous ne sommes que cinq tentes dans un immense champ ! Il n’y a pas d’épicerie à Arrens. Nous faisons les courses dans divers magasins : le pain s’achète dans le magasin de presse. On trouve des produits régionaux, mais pas de café soluble, pas de sucre, pas de beurre…

C’est fini pour nous cette année 2010. Demain, nous retrouverons à la voiture. Une navette (à réserver la veille du trajet) nous emmènera à Lourdes dès 9 heures pour 2€ chacun. Puis nous prendrons le TGV en fin de matinée pour Oloron-Sainte-Marie. Nous aurons largement le temps d’avaler une pizza en face la gare. Un car nous ramènera à Etsaut en début d’après midi. Temps de transfert : 6 heures. Le temps de prendre conscience que nous serons revenus dans le monde réel…

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8 juin 2011 : nous retrouvons Arrens-Marsous

A Arrens-Marsous, nous nous arrêtons à la Maison du Val d’Azun. On bivouaque au même endroit que l’an dernier, sur l’aire naturelle qui est ouverte, non gardée. Le bloc sanitaire est fonctionnel, on peut même prendre une douche si on supporte l’eau très fraîche.

Sur l'aire naturelle d'Arrens-Marsous

La prairie n’est pas fauchée. Enfants de cultivateurs, nous sommes gênés d’y poser notre tente, heureusement nous ne sommes pas les premiers et nous nous installons sur un endroit qui a déjà été foulé et annexons à notre profit la table de ping-pong.

Ravitaillement à Pierrefite-Nestalas, le Proxy local étant fermé le mercredi.

Soirée humide. Brouillard bas. Pas de pluie.

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Etape 19 – Jeudi 9 juin 2011 : d’Arrens-Marsous à la cabane d’Arriou-Sec

Lever 7h15 et départ 9h15. Le record de lenteur ! Nous refaisons nos sacs, ce qui demande un peu de temps.
Nous posons la voiture sur le parking de l’Hôtel du Tech, comme on nous l’a conseillé.  Puis nous rejoignons le départ du GR qui se trouve sous l’établissement de l’ADAPEI.

La première pancarte

Nous partons par un petit pont de pierre (878 m) et montons vers l’arborétum. On laisse à droit le chemin du Val d’Azun puis un autre. Nous montons en sous-bois, tranquillement, à la fraîche. Bref, les conditions d’une reprise du GR sont idéales.

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Une vue du sentier avant le col des Bordères.

Le col des Bordères

Le col des Bordères

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Nous atteignons le Col des Bordères (1156 m) sans effort. On pourrait y passer sans le repérer car il est sur la route départementale…

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Après le col, le GR10 reprend dans un chemin creux peu visible à cette époque de l’année. La marque se trouve  juste après le sentier, sur la première de deux cabanes en pierre. Nous nous trompons, comme d’autres… si l’on en croit les traces.

Après le col, le sentier est parfois empierré. Comme il a beaucoup plu au début juin, il peut être glissant (mon genou en témoigne). On retrouve la route un moment. Au refuge Hamina, il redevient encaissé, en sous-bois, puis le long d’un ruisseau.

L'église d'Estaing

L’église d’Estaing

Quand on en sort, on aperçoit  l’église d’Estaing (990 m), (ouverte et bien entretenue) dédiée à St Raphaël. Il fait un beau soleil.
Le GR contourne le cimetière, puis descend en sous-bois jusqu’à un pont que l’on passe. On continue à droite (pas de marques visibles) et on suit la route. Au 2e pont, on suit un sentier au niveau du torrent, rive gauche. puis on reprend la route goudronnée, rive droite, au Pont de Miaous. Nous repassons rive gauche quand on voit un camping de bungalows, peu après la colonie. On grimpe un peu pour prendre un sentier au bord du flanc de la montagne.

Des envieux ?

Il est bientôt 14 heures, on s’arrête casser la croûte sous le regard envieux (?) de deux moutons.

On reprend sur le sentier qui chemine au bas du versant, une promenade de santé. Nous retrouvons la route  après un pont au bord duquel nous remarquons deux niches en pierre.

Un « leyté »

Ces niches servaient aux bergers pour conserver le lait au frais. Elles se trouvent toujours près d’une source.

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La route mène en 10 minutes au Lac d’Estaing (1161 m) que nous atteignons peu après 14 heures.

Le Lac d’Estaing

Nous passons l’après-midi au bord du lac, à nous reposer, à regarder les animaux et l’agitation de certains touristes. Nous arrivons même à passer un appel téléphonique ! Nous voyons des chevaux, un troupeau de moutons que les bergers et leurs chiens montent à l’estive. Au début de l’après-midi, le soleil nous fait sombrer dans une douce torpeur, puis la température fraîchit.

Les chevaux au bord du lac d'Estaing

Les chevaux au bord du lac d’Estaing

Des troupeaux montent vers l’estive d’Arriou-Sec

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Nous dînons superbement à l’Hôtel-restaurant du Lac d’Estaing qui nous accueille dès 18 heures. Nous pouvons monter vers la cabane d’Arriou-Sec dès 19h30. Au début, c’est facile, on suit le chemin au bord du lac. Puis on monte dans la sapinière. Nous avions des souvenirs (datant de 1989) d’une montée rude, d’une bonne suée. Cette fois, la montée nous semble plus douce ! quand nous sortons du bois, il pleut. Le chien patou fait savoir qu’il protège le troupeau de moutons que nous avons vu passer quelques heures plus tôt. Cette année, la cabane d’Arriou-Sec (1400 m) est occupée par deux jeunes couples de bergers avec un bébé de quelques mois. Comme les troupeaux viennent d’arriver, nous mettons un peu de temps à trouver un endroit plat où poser notre tente… tout près de l’endroit où les bergers effectuent la traite des brebis. Entourés de vaches, de brebis, de chiens qui aboient de temps à autre, avec la pluie qui tambourine sur la toile, nous envisageons de passer une nuit peu calme. Ce n’est pas ce qui se passe, en montagne, on dort bien, très bien, même si le sol est un peu cabossé…

Temps passé sur le chemin : 5 heures + 45 minutes. Dénivelé positif : 522 mètres. Difficultés : pas vraiment…

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Etape 20 – 10 juin : Cabane d’Arriou-Sec vers le Col et le Lac d’Iléhou, jusque Cauterets

Ce vendredi 10 juin 2011, lever à 7h15 après une nuit très pluvieuse. Le voisinage des animaux ne nous a pas gêné. Par contre le sol bosselé s’est parfois révélé inconfortable…
Marie-Noëlle prépare le petit déjeuner pendant que je range les affaires. Au moins, il ne pleut pas  !

Nous partons à 8h15. Des bergers sont déjà à la traite des vaches et les quatre chiens au travail. Par contre les six cochons dorment bien serrés dans leur enclos. On laisse la cabane à gauche et on s’élève rapidement vers des prairies.

Après une petite demie-heure de marche, nous faisions un premier arrêt « technique » pour couvrir nos sacs et mettre des guêtres. Le temps se fait plus humide et nous ne voulons pas renouveler l’expérience de l’année passée (après les falaises d’Iparla).
Le brouillard est très épais. A part quelques vaches et chevaux, nous ne voyons rien ni personne. Nous savons que nous sommes au-dessus d’un torrent parce qu’on entend son grondement et parce qu’on a déjà effectué ce trajet en juillet et en août, voici une bonne vingtaine d’années.. On passe deux ou trois ruisseaux à gué. Arrivé au dernier ruisseau avant la montée vers les cabanes Barbat et le col d’Ilhéou, hésitation : le pont a été emporté. Je cherche un autre endroit pour traverser, craignant que le madrier qui reste coincé dans les cailloux, au ras de l’eau, ne soit glissant. Finalement, Marie-Noëlle passe et… je la suis sans prendre de bain.

La pancarte , à la bifurcation, avant le col d’Ilhéou

Notre hésitation a donné à deux randonneurs le temps de nous ratrapper. Ils viennent du refuge des Viellettes. L’un s’arrête à Cauterets, l’autre continue.
Le sentier continue. la pente est plus raide.

Le brouillard possède deux désagréments : il cache le paysage et il nous détrempe peu à peu.  Ce qui fait que nous attaquons les lacets à hauteur des cabanes Barbat sans trop le savoir. Heureusement que la pancarte indique la bifurcation (1850 m) ! Un peu plus tard, l’horizon s’éclaircit. Nous envisageons de ramasser nos vestes. Hélas, l’éclaircie ne dure que quelques minutes, le temps de voir les cabanes Barbat.

Vers le col d’Ilhéou, dans le brouillard

Les cabanes Barbat dans un peu de brouillard

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Nous attaquons alors les lacets du couloir qui mène au col d’Ilhéou. On grimpe plus lentement, ne rien voir de cet endroit que nous aimons ne nous dispose pas à beaucoup d’enthousiasme. Nous passons quelques beaux névés avant le col (2242 m) que nous atteignons avant midi. Le paysage se fait toujours aussi discret. Nous espérons qu’en descendant un peu, la brume va s’éclaircir. De fait, à l’embranchement du téléphérique du Lys, on voit les deux cabanes (2185 m).

Il y a une éclaircie, un semblant de soleil. Nous éprouvons une sensation de chaleur suffisante pour avoir envie de nous arrêter casser la croûte et sécher (un peu) quelques affaires. Une randonneuse allemande nous rejoint et s’arrête un peu. Elle a déjà 15 jours de randonnée et s’arrête à Bagnères de Luchon.

Déversoir du lac d’Ilhéou. on n’en verra guère plus…

Quand nous repartons, le brouillard est revenu et se fait bien dense. Nous arrivons au lac d’Ilhéou à 14 heures. Nous ne voyons rien et décidons de continuer jusque Cauterets pour y faire une pause. Comme nous avons réservé un repas au refuge, nous nous arrêtons pour nous excuser de nous décommander. Mais leur téléphone ne fonctionnant pas bien, ils n’ont pas reçu le message sur leur répondeur et ne nous attendent pas, ce qui nous arrange…

Après un thé brûlant, nous repartons vers 15 heures. Il pleut. Nous nous équipons en conséquence.
Nous avons le souvenir d’une descente à Cauterets par la piste, d’une durée de deux bonnes heures. Comme nous ne voyons pas le paysage, suivant les marques blanc/rouge sans réfléchir, nous quittons la piste carrossable pour descendre dans la vallée de Combasque. Par temps bouché, ce trajet n’a strictement aucun intérêt. Le sentier n’est pas toujours facile, nous craignons la glissade. Il aboutit à un pont face à un panneau. Nous continuons à droite, le long du torrent. Puis nous empruntons un canal d’irrigation bien humide, comme il se doit. L’absence de marquage nous fait un peu douter du trajet, mais nous finissons par atteindre le long mur de pierres sèches bordé d’une allée de frênes.  On débouche entre les granges de Houssat (1280 m). Il est environ 18 heures.

Après quelques dizaines de mètres sur la route, nous obliquons dans le sentier, sous le téléphérique. Nous descendons par de confortables lacets au bord du torrent jusqu’à l’arrivée près de la ferme basque(1116 m). Trente minutes plus tard, nous sommes dans Cauterets (913 m).
Juste après la ferme basque, nous avons ouvert le topo et le téléphone pour appeler le premier gîte d’étape de la liste, qui dispose de place. Il nous reste donc à repérer l’église, puis, à côté, le gîte d’étape Beau Soleil.

Cet ancien hôtel nous accueille aimablement, avec discrétion. Il y a un local à chaussures et habits mouillés. Mais on nous autorise à mettre nos chaussures au-dessus de la chaudière…

Ce jour, nous avons passé 10 heures sur le GR10. Le dénivelé positif est de 842 m et le dénivelé négatif de 1062 mètres. Nous ne regrettons pas d’avoir bivouaqué à la Cabane d’Arriou-Sec, ce qui nous a fait économiser 240 m de dénivelé positif.

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Cauterets

Cauterets, vue prise au début de la montée vers le châlet de la Reine Hortense

Journée de pause à Cauterets. Ce n’est pas que nous soyons fatigués, mais il nous faut sécher nos affaires, et surtout nos chaussures.
Le gîte « Beau Soleil » est dans une rue calme qui donne sur le centre. C’est bien…  Nous renvoyons quelques affaires qui me font gagner 800 grammes dans mon sac, selon la balance de La Poste.
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Il fait beau, il y a du monde dans les rues. Mais notre souci est de sécher les chaussures et de faire quelques courses d’alimentation pour la journée et celles à venir.

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Etape 21 – 12 juin 2011 : de Cauterets à Grust

Départ du gîte à 8h15. Sur les conseils de notre hôte, nous montons dans la rue Joffre jusqu’à un carrefour. Le GR10 est flêché et se récupère aux thermes de Pauze. Un vrai raccourci qui évite de descendre aux thermes de César, puis de remonter aux thermes de Pauze.

La montagne derrière Cauterets vue du Châlet de la Reine Hortense

Le sentier mène à un bois, puis on retrouve une piste carrossable qui mène au Châlet de la Reine Hortense (1211 m), en fait un café qui n’est pas en très bon état. Il est 9 heures.
Nous continuons par un chemin carrossable, puis un sentier en forêt jusqu’à la clairière située à 1475 m. Nous passons au-dessus de la grange Laplagne.

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Un quart d’heure plus tard, nous arrivons sur le vaste plateau de Riou. Jusqu’ici, c’était de la promenade à la fraîcheur du matin, avec de belles vues sur le paysage, derrière nous. Le soleil se fait maintenant plus présent…

Vu du plateau, le Col de Riou et les lacets qui y mènent.

Sur le plateau, on distingue  les nombreux lacets qui mènent au col. Au début, ils sont longs, puis se raccourcissent. La pente n’est jamais très forte, même dans les derniers lacets. C’est juste le soleil qui nous assoiffe……………….

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Au Col de Riou, derrière nous…

A midi, nous atteignons le Col de Riou (1949 m). On bascule alors dans la vallée de Luz (le pays Toy).

Au Col de Riou, devant nous, la vallée de Luz…

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Le col est très large. Sur la gauche, il y a des ruines d’un vaste bâtiment. On se pose sur le bord du col pour le casse-croûte, devant le paysage, la station de Bédéret, mais surtout les montagnes qui entourent la vallée.
Nous parlons avec un jeune couple de bons marcheurs, qui envisage Cauterets-Luz par la Hourquette d’Ossoue. Pas certain qu’ils aient conscience de la difficulté…
Pour notre part, nous prenons la vaste piste qui part à gauche sous le col et qui mène de façon évidente à la station de Béderet.  Un moment, nous sentons des gouttes de pluie, mais non, si le ciel reste couvert, la météo évolue positivement.

Le Col de Riou vu de Bédéret, et les installations de la station qui n’embellissent pas la montagne

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La descente se fait dans une prairie qui est une zone de ski pendant l’hiver. autour de la station, on voit les lances des canons à neige, gaspilleurs d’eau.
Au parking, nous empruntons l’escalier, comme le précise le topo-guide. On n’y avait pas pensé, mais on découvre qu’il est moins confortable que le sentier.

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Pause à l’ombre, en descendant vers Grus

Ensuite, le sentier descend dans de jolies prairies fleuries, le long de petites maisons, au bord de petites maisons bien proprettes.
À plusieurs reprises, il coupe la route goudronnée. Le soleil est réapparu. Ce qui incite à une pose farniente.

A un moment, surprise, nous quittons la route pour remonter quelques minutes sur une piste, puis nous entamons une longue descente dans un sentier en sous-bois.

Joli sentier descendant vers Grust

Nous croisons trois randonneurs avec leur chien. Ils viennent de Luz, font le GR vers l’ouest, comptent bivouaquer autour de Bédéret.  Nous échangeons quelques informations et impressions de randonneurs. Avec leur chien, ils ne peuvent aller dans les refuges.

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Le sentier est bordé de grosses pierres formant un talus sur la droite. Il est parfois pavé.

La place de l'église de Grust

La place de l’église de Grust

Vers 16 heures, nous arrivons au charmant village de Grust (une commune de 47 habitants). Nous nous installons au gîte d’étape  du Soum de l’Aze. Accueil  sympathique et prévenant. Logement excellent. Prix correct.

De Cauterets, nous estimions qu’aller à Luz-Saint-Sauveur serait une étape trop longue pour nous. Dans les conditions de ce jour, nous aurions pu marcher plus longtemps, mais bon… Ne sachant si nous pourrions camper, nous avons choisi de loger au gîte.
Nous y rencontrons un couple qui a commis l’erreur de monter de Cauterets à Baysselance sans réserver le refuge (un week-end de Pentecôte) qui était complet et qui n’a pu les recevoir. Ils ont dû continuer leur route jusque Gavarnie. Lui paie cette erreur d’une douleur au  genou. Ils mettent fin à leur périple.

Ce jour, nous avons passé près de 8 heures sur le chemin. Il n’y a pas de difficultés particulières. Le dénivelé positif est de 1036 m. Le dénivelé négatif est de 974 m.

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Etape 22 – 13 juin 2011 : de Grust à Barèges

Vue sur Luz Saint-Sauveur

Nous quittons l’agréable gîte d’étape du Soum de l’Aze vers 8h45, après un petit déjeuner correct

Un dernier regard vers Luz Saint-Sauveur que nous voyons au loin, pour nous faire une idée de par où passe le GR10.

Nous descendons par un sentier ombragé jusque Sazos. Le sentier est parfois dallé, souvent bordé de murets confectionnés avec des gros blocs de pierre, très bien entretenu.

Le GR10 descendant vers Sazos

A Sazos, en suivant le marquage, nous nous fourvoyons dans une route en construction et perdons le GR. Retour en arrière jusqu’à la route goudronnée, la D12, que nous suivons jusque Luz Saint-Sauveur.
Suivre la départementale a l’avantage de faire faire l’économie du détour par le Pont Napoléon et de la visite de la chapelle Solférino. Ce qui nous arrange car nous voulons atteindre Barèges avant la fin d’après-midi.

Comme nous ne sommes pas sur le GR, nous n’avons aucune marque. Nous passons un pont (720 m.) et nous dirigeons vers le centre-ville jusqu’au moment où l’on repère une pancarte indiquant la direction du gîte « Les cascades » et du camping devant lesquels passe le GR.
Nous faisons une pause téléphone au camping (pour apprendre le décès de Jean Le Faucheur, qui a été le leader syndical de la grève du joint Français, en 1972. Nous sommes de Saint-Brieuc).

Vers 10h30, nous sommes de nouveau sur le chemin. Dès le hameau de Villenave, la montée le long de l’Yse se fait sérieuse. Et… ça va continuer ainsi jusque midi. Nous croisons quelques randonneurs qui (impressionnés !) font demi-tour.

Pancarte à la bifurcation. Nous prenons « Barèges par le Bolou »

Nous ne voulons pas passer par les villages de Viella, Viey et Sers pour aller à Barèges. Après la grange, nous prenons donc le sentier de droite (990 m.). La montée au Couret d’Ousset est bien décrite dans les topos. Elle se passe majoritairement en sous-bois.

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Randonneuse dans la lande de fougères avant le couret d’Ousset.

Juste avant le col, nous sortons dans une lande de fougères. Le temps d’une pause paysage, la jeune randonneuse allemande nous rejoint. Elle est montée la veille aux Oulettes de Gaube et la Hourquette d’Ossoue. Admiration… mais elle se dit fatiguée et compte aller au plus vite à Barèges pour se reposer. Même si elle marche vite, son sac rouge ne semble pas plus léger que les nôtres. Elle nous inquiète un peu…

Le couret d’Ousset

La montée au Couret d’Ousset n’est pas très dure. Elle est continuelle, ce qui lui donne une impression de longueur un peu exténuante. Après quelques dizaines de mètres sous des sapins, nous arrivons au Couret à midi. C’est un muret de pierres sèches, avec une curieuse pierre plate en débord, percée d’un trou. En face, une sorte de socle servant de pierre à sel.

Après, on nous avait prévenu : « c’est la brousse ». Le chemin est encombré d’arbres abattus. On descend dedans, un peu en vrac. Puis on marche au milieu des framboisiers que butinent les abeilles.
La barrière après le couret d'OussetParfois, on grimpe sans voir le sol. Impression d’être ailleurs que sur le GR10. Puis on remonte pour nous engager sur une piste forestière (1350 m.). On passe une barrière close par un joug en buis.
Quelques centaines de mètres plus loin, on s’engage à droite sur une piste fraîchement rénovée.
Surprise : deux gardes de l’ONF descendent vers nous, en encadrant la randonneuse allemande. Elle n’a pas vu la reprise du sentier sur la gauche et s’est égarée. Sympas, les gardes l’ont convaincue de descendre à Barèges dans leur véhicule.
Nous aurions pu ne pas voir ce discret sentier qui descend à gauche pendant quelques minutes jusqu’au début d’un long sentier horizontal menant, en une heure trente, au gué du Bolou (1460 m.)

Dans dix minutes, le gué...

Dans dix minutes, le gué…

Tout au long du sentier, on admire le versant opposé, où l’on voit la suite du GR. On s’arrête casser la croûte vers 14 heures (imposant sandwich saucisson + fromage + beurre préparé ce matin par le gîte, à Grust).

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Le Gué de Bolou

Le Gué de Bolou

A la lecture du topo-guide, on s’attendait à un gué délicat à passer, avec une eau furieuse, mais non ! le petit ruisseau du Bolou est sage et la traversée très aisée.……………………

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Après le gué de Bolou, le versant que nous avons parcouru

Après le gué de Bolou, le versant que nous avons parcouru

Après le gué, nous poursuivons sur le versant opposé que nous avons eu le temps de scruter, le long d’un ancien canal d’irrigation. Avant le gué, on craignait que le temps devienne pluvieux. Maintenant, le vent s’est levé. Il fait assez frais.
Au bout de 40-50 minutes, on descend en sous-bois jusqu’à une route. On prend vers la droite jusqu’à trouver une piste carrossable.

Le GR10 remonte jusque deux maisons. Au lieu de tourner à droite, nous suivons les conseils d’une habitante qui débroussaille sa haie.

Prairies fleuries

Dans les prairies fleuries

Juste après les maisons, un sentier traverse des prairies fleuries et nous permet de rejoindre la combe. Nous suivons « l’allée verte », un sentier qui serpente jusqu’à l’Hospitalet, d’abord dans la verdure, puis dans une imposante forêt ancienne.
A Barèges (1240 m), on descend par la « promenade horizontale » ou par la rue principale jusqu’au camping situé en bordure de la ville, vers l’Ouest.

Derrière la haie, un vrai torrent furieux...

Un coin tranquille pour préparer l’étape du lendemain.

Accueil très sympathique dans ce camping que nous atteignons un peu après 17 heures. Il est occupé surtout par des curistes qui habitent dans leur camping-cars ou des mobil-homes.
On s’installe « où l’on veut », ce qui pour nous est dans un coin tranquille, près du torrent, des toilettes, pas trop loin de la grande tente mise à disposition des campeurs, où nous préparerons et prendrons notre repas pendant que d’autres consultent leur messagerie grâce au wi-fi du camping.

C’est le lundi de Pentecôte, mais dans le centre-ville, on peut acheter du pain, faire quelques courses alimentaires au Vival , et même trouver le journal local ! Dans ce magasin je fâche le kiosquier parce que je remarque que « le beau temps revient ». Lui se plaint de ce que les touristes se plaignent de la pluie. Il estime que la sécheresse guette. La preuve : « cet hiver, les cailloux du gave n’ont pas bougé ». Pour cette vallée, c’est possible. Mais lors de l’étape d’Arriou-Sec à Cauterets, ce n’est pas ce qu’on nous a dit. Et plus loin, on se plaindra de la pluie, des foins ne sont pas coupés. En fait, le temps peut être différent d’une vallée à l’autre, ce que nous avions constaté au cours des années précédentes.

Ce jour, le dénivelé positif a été de 740 mètres et le dénivelé négatif de 475 mètres. Nous avons passé 8 heures 30 sur le GR.

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