Etape 35 – 18 juin 2012 : De Bonac à l’étang de Bethmale

Nuit tranquille sur le terrain de Bonac. Réveil vers 7h30. On traîne un peu pour se lever, soigner les pieds, déjeuner, ranger les affaires. Départ vers 9 heures 30 sous un ciel couvert et une petite température.

Sur la D 704

Sur la D 704

En quittant Bonac

En quittant Bonac

On traverse le village qui semble endormi et on prend un sentier qui monte vers Uchentein. C’est une longue pente en sous-bois, bien humide, qui débouche sur la route D704.

L'église de Balacet

L’église de Balacet

On traverse le petit hameau de Balacet (909 m). La jolie église pyrénéenne est fermée. Elle est entourée d’un cimetière dont l’allée est garnie de pelouse fleurie.


Au début de la piste

Au début de la piste

Dans Uchentein

Dans Uchentein

A un vaste abreuvoir couvert, après quelques hésitations sur le chemin à prendre, on continue sur la route jusque Uchentein (950 m) qui est à 1,8 km. Nous passons devant l’église, puis face à la mairie, nous prenons une route, puis une piste forestière globalement bien entretenue, souvent humide.

Bordes-sur-Lez

Bordes-sur-Lez

On arrive dans une boucle au village de Bordes-sur-Lez (563 m). Au milieu du village, on emprunte le pont au-dessus de la rivière. Le village semble vide. La plupart des maisons sont entretenues, mais fermées. Le GR continue dans une route à droite (repérer une boîte à lettres au-dessus de la marque rouge et blanc). Peu après, ne pas manquer le sentier qui plonge à droite, au bord d’une maison abandonnée, vers une passerelle en contrebas, sur le Lez. Après la rivière, le sentier monte plutôt rudement.

La conduite à ciel ouvert

La conduite à ciel ouvert

Nous arrivons à un pont en béton au-dessus d’une conduite d’eau à ciel ouvert qui alimente la centrale électrique du village de Bordes. On tourne à gauche et on suit cette conduite pendant deux bonnes heures, à l’altitude de 720 mètres. Le courant est fort. La conduite passe dans quelques buses dont l’entrée est barrée par deux barres d’acier verticales. On préfère ne pas glisser…

Les villages de Samortein, Ayet...

Les villages

Lorsqu’on n’est pas en forêt, sur notre gauche, nous voyons des villages, sans doute Samortein et Ayet. La conduite arrive au coin d’une maison rénovée. On tourne à droite et on monte le long d’un champ vers un chemin forestier.

Nous sommes en sous-bois. Cette montée est curieuse. On a l’impression, au bruit des motos, que la route est toute proche, de même que l’arrivée. Des fois, on croit distinguer la route sur la gauche. Cela donne une sensation de longueur. La hâte d’arriver nous prend. La lassitude gagne. La pente diminue, le chemin devient horizontal.

L'étang de Bethmale sous la brume

L’étang de Bethmale sous la brume

Et, juste après avoir dépassé une maison, nous débouchons un peu brutalement sur une route goudronnée que l’on traverse pour accéder à la superbe maison de l’ONF de l’étang de Bethmale (1060 m). On se demande un instant si on ne va pas bivouaquer sur la terrasse. Le temps couvert et le petit vent frais nous en dissuadent. Nous cherchons ailleurs et jetons notre dévolu sur un emplacement à peu près correct près du refuge des pêcheurs, tout près du point d’eau. Il est 18 heures. Même s’il nous semble comprendre que le bivouac n’est pas autorisé au bord de l’étang, on monte la tente et on y installe nos affaires.

Nous avons passé 8 heures 30 sur le chemin. le dénivelé positif est de 740 mètres. Le dénivelé négatif est de 387 mètres. C’est un trajet sans difficultés particulières.

Le refuge des pêcheurs.

Le refuge des pêcheurs.

On dîne sous le préau du refuge. Il y a une cheminée avec des braises encore chaudes. Marie-Noëlle rapporte un peu de bois et ravive le feu pour essayer de faire sécher des chaussettes et ti-shirts. Vers 20 heures, une brume épaisse descend et soudain, c’est l’orage. La poisse. Il fait froid, pas envie de dormir sous la flotte ! On dépique la tente et on la transporte sous le préau pour la plier. Nous dormirons sur le sol de béton, ça nous changera…

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Etape 36 – 19 juin 2012 : De l’étang de Bethmale à Esbints.

Après une nuit calme sur un sol un peu plus dur que d’habitude, nous nous réveillons vers 6 heures 30. Nous ne sentons pas l’humidité pourtant bien présente du fait d’un brouillard dense. On range, on déjeune. Comme la pluie tombe, on s’équipe. Puis le brouillard disparaît subitement et, quelques minutes plus tard… la pluie cesse de tomber.

Le bas de l'étang de Bethmale

Le bas de l’étang de Bethmale

Le temps étant couvert et l’environnement vraiment humide, nous décidons de ne pas prendre le GR pour ne pas tremper nos chaussures dès le début de la matinée. Vers 8h30, nous descendons donc vers le parking pour prendre la D17. Nous rattraperons le GR au bout d’un kilomètre environ. On ne peut pas dire que la circulation soit intense, c’est le grand calme…

La reprise du GR en direction du pas de la Core

La reprise du GR en direction du pas de la Core

Au bord de la route, nous nous arrêtons un instant pour contempler la reprise fort pentue du sentier (environ 1150 m).  On ne se rend pas bien compte sur la photo, mais c’est vraiment pentu ! Heureusement, ça ne dure pas. Le sentier redevient vite normalement praticable. Nous marchons le plus souvent en sous-bois. C’est une montée facile qui mène tranquillement au Pas de la Core (1395 m).

Direction le Pas de la Core

Direction le Pas de la Core

Au col, le vent est frisquet. Le ciel est toujours grisâtre, mais on a tout de même une bonne visibilité. Devant nous, des chevaux dans un parc clôturé et de drôles de poteaux. C’est une installation qui permet de se repérer et d’identifier les sommets qui nous entourent. Des matériaux attendent l’hélicoptère qui les emportera vers une cabane d’éleveur en construction, à ce que nous apprend un éleveur qui vient installer une clôture dans une prairie, un peu plus haut. On cause un peu. Il parle de l’Ariège comme d’une région qui ne cesse de s’appauvrir, de la vie d’avant dont il est nostalgique. A un moment, il nous explique que les jeunes éleveurs ne font plus les foins dans les prairies, qu’ils préfèrent acheter un plateau et aller chercher des round-ballers dans la plaine. Ce qui a pour conséquence que certaines prairies n’étant plus fauchées, ni données à paître aux troupeaux, elles retournent à l’état sauvage.
Mais l’hélicoptère ne venant pas, il monte poser sa clôture. Nous traversons la D17 pour prendre le sentier qui dévale au fond d’un vallon. A peine sommes-nous repartis que le soleil fait son apparition, fin -temporaire- de l’humidité. Dans la descente, le sentier oblique vers une piste forestière qui traverse un bosquet d’arbres. Nous perdons le trace du sentier et sommes obligés de revenir sur nos pas.  Au bout d’une quinzaine de minutes, on coupe à nouveau la D17. Même en scrutant la carte, on hésite à prendre à gauche (descente) ou à remonter vers la droite. On se décide pour la droite… avec raison. Peu après, on reprend le sentier pour atteindre la cabane de Tariolle. Quand on y arrive, il se met à pleuvoir, comme ça, d’un coup…

Cabane de Tariolle

Cabane de Tariolle

On fait donc un arrêt dans cette cabane qui a subi des travaux de maçonnerie comme en témoignent les mobilier entassé le long d’un mur et quelques vestiges des travaux.
Puisque nous sommes en milieu de journée, nous prenons le temps de casser la croûte. Nous regardons le paysage par la porte ouverte. La brume passe et revient, puis s’installe, on ne voit pas plus loin que 15-20 mètres. Il est temps de repartir !

Le sentier plonge à nouveau dans les prairies. Parfois, le piétinement des vaches cache la trace. Dans le replat avant la cabane d’Artigue d’Esbints, on ne voit pas la marque du GR cachée par la végétation. On s’égare en continuant tout droit, puis en suivant une trace qui nous fait passer devant une cabane et déboucher dans une prairie non fauchée. On repart sous la pluie par une piste qui monte… jusqu’au moment où en scrutant la carte et le topo, on a la certitude qu’on s’est trompé. On revient donc sur nos pas. Au carrefour, deux pistes s’offrent à nous, on se sépare pour les explorer. Au bout d’une centaine de mètres je trouve une marque. Nous revenons sur nos pas, ce qui fait bouger des vaches. L’une d’elles se lève et Marie-Noëlle, stupéfaite, découvre qu’elle était couchée sur la marque que nous aurions dû voir…
Donc, en arrivant sur le replat, avant de remonter, il faut regarder à droite, on voit la cabane d’Artigue d’Esbints, couverte partiellement de tôles. Prendre la deuxième piste et viser l’allée de frênes qui commence à hauteur de cette cabane.

Arrivée au gîte d'Esbints

Arrivée au gîte d’Esbints

On entre dans le sous-bois. Le sentier est maintenant évident jusqu’au gîte. Il est parfois glissant, parfois boueux, parfois large… On passe le ruisseau d’Esbints et une barrière. Le chemin continue, large et bien tracé, au-dessus d’une vallée. On arrive au hameau d’Esbints en 15-20 minutes.  Il est 14 heures. Il se met à nouveau à pleuvoir dru. On croise des randonneurs en ti-shirts, bien chargés, qui vont on ne sait où… Mais nous, on se met à l’abri dans le gîte.

C’était une petite étape de 4h30. Le dénivelé positif est de 335 mètres. Le dénivelé négatif est de 555 mètres.

Le hameau d’Esbints est habité par deux familles et une troisième qui occupe occasionnellement une maison de vacances. Le gîte a été ouvert dans les années 1970, par Francis et Gila Chevillon. Il est maintenant tenu par un jeune couple : Mathias, le fils des Chevillon, et Adeline. Mathias est éleveur de moutons. Adeline assure la vie du gîte. C’est elle qui nous accueille très aimablement. C’est aussi elle qui prépare l’excellent repas du soir que nos prendrons avec nos hôtes, dans leur petite maison. Discussions intéressantes sur l’agriculture biologique et le label « Nature et Progrès, sur la présence de l’ours, ses avantages et inconvénients, sur leur vie à Esbints, ce qui constitue leurs revenus, leurs projets (ils auto-construisent leur maison)… Vraiment, nous aurons passé une bonne soirée.
Le site du gîte d’Esbints
Mais avant cela, à peine une demi-heure après notre arrivée dans le gîte, deux randonneurs se présentent. Surprise, nous les avions rencontré au refuge d’Ayous en 2011, puis ils nous avaient rejoints dans la descente vers Arrens-Marsous… Discussions de randonneurs…

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Etape 37 – 20 juin 2012 : D’Esbints à la Cabane ONF de l’Artigue

Lever à 7h00. Nos collègues veulent partir à 8 heures pour gagner le Trein-d’Ustou par le GR du Val de Garbet. Nous prenons le petit-déjeuner avec Adeline. Mathias est déjà au travail. Moins pressés, nous discutons avec Adeline sur le chemin que nous pourrions faire ce jour. Elle nous déconseille formellement la piste qui passait par Sahusset, qui est devenue impraticable. Nous réglons notre pension (des bières, les repas du soir, la nuit dans le gîte, les petits-déjeuners, deux copieux pique-niques : 90 €) et nous partons.

Eglise de Seix.

Eglise de Seix.

La mairie de Seix.

La mairie de Seix.

Nous partons vers 8h30 par le GR qui, en fait, emprunte la route goudronnée qui mène à Seix. Dans le fossé, on trouve à plusieurs reprises de délicieuses fraises des bois. En une petite heure, sans nous presser, nous arrivons à Seix (550 m). En face de la mairie, au pied de l’église, des sièges nous attendent au soleil… Dans cette charmante bourgade bien animée, nous faisons des courses d’alimentation (45 €) au « Petit Casino », sur la place près de l’église.

De l'autre côté du pont, sur la route de Moulin Lauga.

De l’autre côté du pont, sur la route de Moulin Lauga.

En passant le pont, nous arrivons sur une grande place au fond de laquelle il y a une poste, où poster des cartes qui ne nous servent plus, et retirer de l’argent. La pharmacie est la première que l’on trouve depuis Luchon. Marie-Noëlle y achète de quoi entretenir nos pieds (25 €). Et, sur la même place, au magasin « Le Picou », on trouve des bouteilles de gaz à collerette (CV300), de la nourriture lyophilisée et bien d’autres choses nécessaires au randonneur. En plus, l’accueil est sympathique et les renseignements précis et fiables. Un détour hors GR qui valait la peine…
Une fois nos sacs rechargés avec la nourriture, nous reprenons la route vers Moulin Lauga. C’est midi et il fait très chaud. Une voiture s’arrête et le chauffeur demande « GR10 ? montez, je vous dépose à Moulin Lauga ».  On a beau être puriste, c’est le genre de service qu’on ne refuse pas. Chemin faisant, il nous explique qu’il travaille aux Brigades vertes à débroussailler le GR. On fait quelques commentaires tout en le remerciant pour le travail !

On reprend la GR après Moulin Lauga. On passe le pont et on entre dans la vallée d’Estours. On marche sur une étroite route goudronnée. Vers 13 heures, on s’arrête et on se hisse sur le flanc du versant, puisque cette route n’a pas de bas-côtés… Nous mangeons le pique-nique bio préparé par Adeline, délicieux et consistant, dans la verdure et à l’ombre.

Nous marchons à la chaleur. On passe sous Mède. A partir de Combe d’Ile, nous faisons l’effort de suivre notre progression sur la carte. Nous passons sous le hameau d’Estours.

Débouché d'une conduite forcée dans le ruisseau d'Estours.

Débouché d’une conduite forcée dans le ruisseau d’Estours.

Le "ruisseau" d'Estours.

Le « ruisseau » d’Estours.

Un peu après, nous passons un pont pour être sur la rive droite du ruisseau d’Estours, qui est en fait un torrent impétueux et bruyant. L’eau a une couleur « menthe fraîche », blanc-vert.
On fait une pause boisson sous la carrière de marbre (675 m).  Une famille passe à vélo. A partir de maintenant, nous n’allons plus cesser de monter jusque la cabane de l’Artigue (1053 m).…..

Passerelle sur le ruisseau d'Estours.

Passerelle sur le ruisseau d’Estours.

Tout en montant le long du torrent, nous repérons les endroits où le bivouac est possible. Nous passons trois passerelles plus ou moins sécurisées. Chacune mène à une prairie plus ou moins grande, toujours proche du torrent. Le bivouac y serait confortable, si on supporte le bruit… Sur la gauche du sentier, à la première cabane (fermée), il y a aussi moyen de bivouaquer à distance du torrent, mais le terrain n’est pas très agréable. C’est souvent comme ça : on trouve un petit coin tranquille, pas trop près de la route, du sentier, du torrent, pas trop loin de l’eau, avec une jolie vue, mais il est en pente, bosselé, sale, plein de mauvaises herbes et d’orties.

Cascade de Bibet

Cascade de Bibet

Nous passons près de la cascade de Bibet. On nous avait signalé qu’il est possible de bivouaquer à proximité, nous n’avons pas trouvé l’endroit.

Peu après, nous croisons deux hommes accompagnés d’un âne qui transporte des bagages. Nous ne savons pas d’où ils viennent…

Plus tard, nous passons sous une dernière cabane aménagée en maison et arrivons à l’entrée du cirque, découvrant tout à la fois la cascade d’Arcouzan et la cabane ONF de l’Artigue. Au fond du cirque, on aperçoit le mont Valier (2838 m).

Cabane ONF de l'Artigue.

Cabane ONF de l’Artigue.

Cascade d'Arcouzan.

Cascade d’Arcouzan.

Il est 17h30.

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En décomptant le temps des courses à Seix, nous avons passé 6h30 sur le GR. Le dénivelé positif est de 512 mètres. Le dénivelé négatif est de 270 mètres.

Toute l’après-midi, le temps a été superbe. Il a fait chaud mais la plus grande partie du trajet s’est effectuée à l’ombre, dès après le hameau d’Estours. En fin de trajet, quelques nuages ont fait baisser la température ainsi qu’un soupçon de vent d’ouest. Le baromètre s’est maintenu au beau fixe.

Nous montons la tente à l’entrée du cirque, à gauche, pas trop près de la cabane.  Nous profitons du torrent pour faire la lessive. Puis, vers 20h30, nous commençons le repas. Pendant que nous mangeons un potage bien chaud, une dame arrive nous demandant si on a vu son fils âgé d’une dizaine d’années. Les parents sont montés au fond du cirque sans trop surveiller leur garçon qui a disparu. Nous demandons à la dame de descendre et de prévenir les gendarmes si elle ne le trouve pas son garçon au parking. Nous remettons nos chaussures. Marie-Noëlle explore le bord du torrent. Je monte jusqu’à la passerelle, au début du bois de Pech-d’Aula. Le père du garçon est allé plus haut. Je redescends en explorant l’alentour des gros rochers, le bord du torrent. Mais cette recherche est surtout pour rassurer les parents, car nous sommes persuadés que le garçon est descendu sans que nous remarquions son passage. Effectivement, quand la nuit tombera, nous n’aurons pas vu d’hélicoptère…

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Etape 38 – 21 juin 2012 : De la Cabane de l’Artigue à l’Etang d’Arréau

Aujourd’hui, c’est l’été !

Dans le cirque d'Artigue, à 7 heures du matin

Dans le cirque d’Artigue, à 7 heures du matin

Lever 6h30 sans réveil-matin. La nuit à été calme. Le troupeau de vaches est resté au fond du cirque.
Rangement des affaires. Soin des pieds. Petit déjeuner assis sur les rochers, près de la tente, en contemplant la cascade d’Arcouzan et l’ensemble du cirque qui, peu à peu, s’éclaire. C’est vraiment très calme. On commence à monter vers 8 heures 15.

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Le cirque à l'entrée dans le bois de Pech-d'Aula.

Le cirque à l’entrée dans le bois de Pech-d’Aula.

Le bas du glacier

Le bas du glacier

Le sentier se tient sur la gauche du cirque, au pied de la pente. Nous marchons à l’ombre, avec le soleil qui éclaire le versant d’en face. En entrant dans le bois de Pech-d’Aula, on voit le bas d’un glacier. Un dernier regard sur l’ensemble du cirque qui nous apparaît beaucoup plus vaste que lorsque nous étions au lieu du bivouac.

La 2e passerelle sur le torrent de l'Artigue.

La 2e passerelle sur le torrent de l’Artigue.

Première passerelle à 1200 mètres, puis une deuxième juste après, au-dessus de l’impétueux torrent de l’Artigue.  On monte dans une hêtraie assez clairsemée. C’est une montée douce, pas difficile. Nous rencontrons deux randonneurs qui sont partis de Bidous et qui vont vers Esbints. Ils ont dormi à la cabane d’Aula. On se rapproche d’une cascade sans toutefois être au bord. Sortis du bois, nous sommes enfin au soleil qui ne tape pas encore trop fort.

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La cabane d'Aula

La cabane d’Aula

Arrivée dans le cirque d'Aula

Arrivée dans le cirque d’Aula

Puis c’est la fin de la montée. Nous apercevons la cabane d’Aula (1550 m). Il est à peine 11 heures lorsqu’on l’atteint. C’est une cabane ouverte, équipée de 6 lits, d’une table et de tabourets. Elle est plutôt propre, mais la toiture n’est plus en très bon état. Sur la moitié gauche de la cabane sert d’entrepôt, le toit est percé au coin nord-est.
Le plateau d’Aula est herbeux. Un ruisseau le traverse. Il est tout à fait possible d’y bivouaquer.

Montée vers le Col d'Aula

Montée vers le Col d’Aula

Après une visite de la cabane, nous repartons dans les grands lacets qui conduisent au Col d’Aula.  Dans la montée, nous faisons un arrêt pour laisser descendre un groupe d’une trentaine de collégiens venant de Toulouse. Ils sont très sérieusement encadrés par des adultes qui font reprendre le sentier à ceux qu’ils surprennent à prendre des raccourcis.

Le vent s’étant un peu levé, nous nous arrêtons sur une croupe  à l’abri d’un rocher, pour pique-niquer (menu inspiré de celui des gîtes d’étape d’Eylie, Bonac et Esbints : couscous épicé avec thon mayonnaise préparé la veille, au bivouac)

La zone herbeuse après le col d'Aula

La zone herbeuse après le col d’Aula

Vu d'un peu avant le Col de la pause : le cirque d'Aula.

Vu d’un peu avant le Col de la pause : le cirque d’Aula.

Lorsqu’on repart, le vent a un peu fraîchi. On gagne rapidement le col d’Aula (1998 m).  Dernier regard en arrière, sur le mont Valier et les autres sommets. On traverse une zone herbeuse dans laquelle débouche un piste provenant du col de Pause. Puis on descend dans des cailloux, en-dessous desquels on trouve une petite source.

Dans la descente, on aperçoit l’étang d’Arreau. On continue à descendre tranquillement jusqu’à la cabane ONF d’Arreau, qui est en rénovation, mais qui est réservée à des groupes qui la louent.

L'étang d'Arreau.

L’étang d’Arreau.

En direction d'étang d'Arreau.

En direction d’étang d’Arreau.

Du col, dernière vue sur les sommets.

Du col, dernière vue sur les sommets.

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A la cabane ONF, on oblique à droite pour descendre au bord de l’étang d’Arreau (1888 m). Il fait encore beau, mais le ciel s’est chargé de nuages. Vers 16 heures, tout laisse prévoir qu’il devrait pleuvoir dans peu de temps. On prend le temps de trouver un endroit à peu près plat à mi-pente pour monter la tente. On installe nos affaires. Subitement, alors qu’on installe nos sacs sous le double-toit, la brume tombe et on ne voit plus l’étang qui est à moins de dix mètres de nous. Enfin, nous expérimentons la tombée du brouillard ariégeois !
A 16h30, une pluie fine se met à tomber.

Ce jour, nous avons passé un peu plus de 5 heures sur le GR. Le dénivelé positif est de 945 mètres. Le dénivelé négatif est de 110 mètres.

Cuisine sous la tentePas de difficulté particulière depuis la cabane d’Artigue. Souvent, l’étape Esbints-Rouze est prévue d’une seule traite ou sur deux journées avec la nuit à la cabane d’Aula. Pour notre part, découpée en trois, c’est d’un grand, très grand confort…
Il va pleuvoir jusque dans le milieu de la nuit. Nous cuisinons et mangeons sous la tente.

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Etape 39 – 22 juin 2012 : De l’Etang d’Arréau à Rouze

La nuit a été calme, mais fraîche et plutôt humide, un tantinet inconfortable à cause du sol légèrement en pente. Nous prenons le petit-déjeuner sous la tente. Nous faisons nos sacs sans sortir. Puis on secoue bien le double toit et on plie la tente avant de se lancer dans la descente vers 8h30. Le brouillard est dense, on ne voit rien du paysage. En arrivant sur la piste, on ne voit même pas la maison de l’ONF qui est en surplomb sur l’autre bord. Si dense que même les ouvriers de l’ONF ne font qu’un aller-retour…
Plutôt que de prendre le sentier du GR qui dévale dans la prairie, nous préférons prendre la piste, non pas par peur de nous égarer, mais pour moins tremper nos pieds. La piste passe un peu à l’écart de la cabane d’Arreau, qui est en fait une bergerie. La présence d’un chien de berger et d’un Patou nous dissuade de nous approcher. Nous arrivons sur la D703 (1620 m) que l’on suit jusqu’au col de Pause (1527 m). Toujours pas attirés par un bain de pieds, nous choisissons de descendre jusque Faup par la route départementale.

En-dessous du hameau de Faup, nous reprenons le GR. Le sentier est souvent envahi d’herbes, au point qu’il nous arrive de ne pas voir le sol. Cette fois, on ne peut éviter le bain de pieds… On quitte le sentier pour traverser le hameau de Raufaste. Puis on reprend ce sentier parfois glissant jusqu’à la ferme auberge située juste avant le ruisseau d’Angouls (807 m).
Nous pique-niquons au sec, sur une plaque de goudron oubliée opportunément lors d’une réfection de l’entrée de la propriété.

Au-dessus de Couflens.

Au-dessus de Couflens.

Puis on passe le pont et on emprunte la route pour descendre jusqu’au village de Couflens (702 m). Dans ce joli petit village, on entre dans l’église qui, pour une fois, est ouverte. Nous somme surpris de trouver une aussi grande église dans un aussi petit village… Je ne sais plus où on a entendu que dans les Pyrénées, les églises sont vastes parce qu’on y mettait les enfants à l’ombre les jours de grand soleil et, aussi, les jours de grandes pluies. Le bas de l’église est leur salle de jeu…

Le moment du choix...

Le moment du choix…

Un peu après l’église, nous avons un grand dilemme : faut-il passer par le route ou prendre le raccourci ?
En fait, il n’y a pas d’hésitation, on ne quitte pas le GR10. Il y a une barrière à passer, entre le ruisseau et une maison. On a l’impression de pénétrer dans le jardin d’un particulier. Mais non, c’est bien le GR qui mène à Rouze. C’est une longue pente, dallée sur une bonne centaine de mètres, qui devient vite un sentier boueux, qui a été piétiné par un troupeau de chèvres. Comme en descendant d’Esbints vers Seix, le câble téléphonique s’est décroché des poteaux et traîne par terre. On nous apprendra que cela fait trois ans qu’il est ainsi, que France Télécom n’est plus organisé pour le réparer puisqu’il doit recourir à la sous-traitance, laquelle ne peut envoyer une nacelle dans ces endroits… Paraît-il qu’on répond aux hôteliers du gîte « votre téléphone fonctionne, donc il n’y a pas lieu de s’inquiéter » ! Ah, le bon temps du service public…

La ferme vue du gîte. A gauche, le hangar qui abrite la laiterie et les chèvres.

La ferme vue du gîte. A gauche, le hangar qui abrite la laiterie et les chèvres.

Donc, une fois passé les endroits boueux sans enfoncer nos pieds jusqu’à la cheville, nous arrivons à la ferme de Rouze (930 m). Nous sommes montés en suivant le ruisseau de Maletague sur notre droite, avant de changer de rive. La ferme de Rouze fait plus moderne que celle d’Esbints : il y a deux tracteurs dans l’entrée, un hangar avec une laiterie. En plus, c’est jour d’inspection si on en croit la tenue des trois femmes qui débarquent, sacoche sous le bras, à la laiterie. Nous filons directement au gîte, sans déranger.
Il est 16 heures.

Ce jour, nous avons passé 7 heures 30 sur le GR. Le dénivelé positif est de 228 mètres. Le dénivelé négatif est de 1186 mètres.

La salle du gîte de Rouze.

La salle du gîte de Rouze.

Le gîte d'étape de Rouze.

Le gîte d’étape de Rouze.

Le gîte de Rouze est une petite maison à l’écart de l’exploitation. L’intérieur est chaleureux. La salle est au rez-de-chaussée. Au fond, une porte ouvre sur une chambre. Un escalier mène à un vaste dortoir. Un autre escalier permet de descendre aux sanitaires. Tout est propre et ordonné. Dans le petit frigo, à l’entrée, il y a des boissons fraîches en libre-service, de même que le règlement qu’on dépose dans une boîte pleine de monnaie.  Ici, il ne semble pas que l’on fraude…

D'où l'on vient.

D’où l’on vient.

Comme il fait encore à peu près beau, on met des affaires à sécher dehors,  sur les tables. On contemple le versant d’en face, où l’on distingue le hameau de Faup que l’on a traversé ce matin. Le brouillard est toujours à la même altitude.
Une femme arrive au gîte. Elle est venue en voiture jusqu’au parking (il y a donc un parking au-dessus de la maison d’habitation ! ) et attend son mari qui parcourt le GR de Hendaye à Banuyls. Mais il ne le fait pas tout à fait comme nous, ce jour, il « rattrape » une portion du GR qu’il n’avait pas fait l’année passée. Demain son épouse ira poser la voiture à Saint-Lizier d’Ustou et marchera à sa rencontre. Comme quoi il y a bien des façons de parcourir le GR !

Le couple a réservé la chambre. Nous aurons le dortoir pour nous deux. Le luxe !

Repas à 20 heures avec les gérants. Belle table avec des bougeoirs. Nous sommes attablés face à l’autre couple et… à la bibliothèque qui occupe tout le mur. Elle est toute en allemand et en néerlandais. Et ce n’est pas des Harlequin !
Au menu : salade de crudités avec pâté, chevreau dans une sauce au citron et au vin rouge, avec des petits légumes et des pommes de terre au beurre ; plateau garni de quatre différents fromages de chèvre de la ferme, melon en dessert. Pain de montagne frais et délicieux. Un repas merveilleux, avec des hôtes délicats et prévenants, une conversation intéressante, instructive et argumentée… Vraiment, Rouze vaut qu’on s’y arrête…
Cette superbe étape nous aura coûté 84 € avec quelques vivres pour la journée du lendemain (le gîte ne fabrique pas de pique-niques).

 

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Etape 40 – 23 juin 2012 : De Rouze à Saint Lizier-d’Ustou

Petit déjeuner au gîte d’étape. J’ai mal dormi, mais ce n’est pas à cause du couchage. Dans la nuit, je suis descendu prendre de l’Aspégic pour faire passer une douleur au cou. Je fais une petite grasse matinée jusque 7h30. Après le rituel des soins de pieds, nous partons à 9h15.

Tout de suite à la sortie du gîte, on prend un sentier humide qui monte par des lacets jusqu’au hameau de Couret-Maury. Les maisons sont habitées, certaines sont en rénovation. Nous continuons un bon quart-d’heure en compagnie d’un jeune chat que nous essayons en vain de chasser pour éviter qu’il ne se perde. Mais on saura plus tard que c’est son habitude d’accompagner les marcheurs. Plus haut, le hameau de la Bourdasse (1282 m) est en ruines. Il y a de l’eau qui traverse le sentier.

Le col de la Serre-du-Clot

Le col de la Serre-du-Clot

On continue à monter dans des lacets bien pentus, parfois glissants. Le sol est comme de l’argile. Il colle aux chaussures. On finit par un sentier qui monte à flanc du versant, en sous-bois, jusqu’au col de la Serre-du-Clot (1546 m). La brume commence à se lever dès que nous sortons du bois. Quand nous l’atteignons, vers 11h30, nous pouvons voir les deux vallées.

Est-ce que c’est parce que nous sommes samedi ? Toujours est-il qu’il y a presque plus de monde autour de ce col que de gens croisés jusqu’à ce jour sur le chemin : deux marcheurs qui achèvent une pause et qui viennent on ne sait d’où, un couple qui descend vers le col et qui a garé son 4×4 un peu plus bas, deux Anglais qui vont à Rouze avec qui nous parlons un peu.
Sur la gauche, nous prenons un sentier qui descend droit vers un bois, puis en lacets jusqu’à des granges. On longe un ruisseau. On prend un chemin et nous passons encore des granges. On croise une piste et on reprend le sentier. On commence à avoir faim. Près de deux granges, on s’introduit dans un pré. L’herbe est haute et humide, mais le soleil est bien fort,  un endroit confortable pour évoquer le gîte de Rouze en mangeant le saucisson et le fromage produits à la ferme.

Granges au début de la piste menant à Bielle

Granges au début de la piste menant à Bielle

La descente continue sur un sentier transformé en ruisselet. On arrive sur une piste qui passe au-dessus de Bielle. Tout au long, il y a des granges aménagées en résidences secondaires. Beaucoup sont fermées. Devant l’une d’elles un couple prend le soleil dans des hamacs. On entend une tondeuse à gazon. Il fait bien chaud. La descente est facile. C’est agréable. Avant d’arriver au village, on déguste quelques fraises des bois.
Puis on voit Bielle en-dessous du sentier et très vite, on arrive sur la D38. Nous prenons à droite pour arriver à Saint-Lizier-d’Ustou (740 m).

Place et église de Saint-Lizier. Le gîte est en face

Place et église de Saint-Lizier. Le gîte est en face

Nous avions espéré loger au gîte La Colline Verte, mais lorsque nous l’avions eu au téléphone, on avait appris que le gîte était complet et que, cependant, on pourrait nous trouver de la place et obtenir des repas. Il est 14 heures quand nous arrivons à Saint-Lizier. Tout est calme dans le gîte. Nous laissons un mot pour nous excuser de changer d’avis, dire que nous continuons et que nous laissons nos places à d’autres.

En descendant vers le pont d’Oque, nous passons devant le café-restaurant où nous dégustons une bière bien fraîche. Puis nous reprenons le chemin pendant encore un bon quart d’heure, le temps de passer le pont d’Oques et de commencer à monter vers le col de Fitté. Nous espérons trouver un endroit pour bivouaquer. Après le chemin creux, nous devons admettre que ce ne sera pas possible. Nous revenons donc vers le village.

Sur la place, il y a un camping municipal, avec une épicerie à l’entrée. Nous attendons à l’ombre d’un arbre, l’arrivée de la gérante qui nous donne un emplacement. Le camping est occupé par des gens qui sont en camping-cars ou en caravanes, ou qui louent des mobil-homes. Il est calme, bien entretenu et ne met pas à mal notre trésorerie (10,60 € la nuit pour deux personnes). L’épicerie suffit aux besoins ordinaires de tout un chacun, dont les nôtres (15 € de courses). Le camping idéal pour des randonneurs !

Nous avons passé 4h45 sur le chemin. Le dénivelé positif est de 616 mètres. Le dénivelé négatif est de 806 mètres. Pas de difficultés particulières.

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Etape 41 – 24 juin 2012 : De Saint Lizier-d’Ustou à Aulus-Les-Bains

Départ de Saint-Lizier à 7h45. C’est dimanche et c’est aussi le dernier jour. Faut en profiter !

Pancartes du GR10

Pancartes du GR10

Du pont d'Oques, vue sur le sud de la vallée

Du pont d’Oques, vue sur le sud de la vallée

En quittant le camping encore calme à cette heure, nous prenons la route vers le sud. A la chapelle, nous prenons à gauche le pont d’Oques (746m). Le sentier est large, empierré et bien fléché. On monte tranquillement.

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Chemin creux

Chemin creux

On emprunte ensuite un chemin creux de quelques centaines de mètres, délimité par de gros blocs de pierre. Après quoi, les affaires deviennent plus sérieuses quand on attaque la longue montée vers le col de Fitté. D’abord, un passage par un sentier humide.

En montant, on a l’impression que le sentier s’enroule autour de la montagne. Pourtant, si on regarde la carte, ce n’est pas le cas. On monte en bordure du bois de Fougas, souvent en sous-bois. Il fait beau , de temps à autre, nous avons de belles vues vers des sommets garnis de névés. On passe plusieurs cabanes en ruines. On voit que « la montagne descend » quand des prairies commencent à disparaître sous les noisetiers, signe qu’elles ne sont plus exploitées.

Le vaste col de Fitté

Le vaste col de Fitté

Vue Dans la montée au col de Fitté

… vers le col de Fitté

En montant...

En montant…

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Pancarte vers le col d'Escots

Pancarte vers le col d’Escots

Vue sur Cuzet-Neige

Vue sur Cuzet-Neige

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Nous atteignons le col de Fitté (1387 m) peu après 10 heures, sans avoir eu la sensation de peiner. C’est un vaste col d’où l’on voit, en face, les constructions de Cuzet-Neige. On ne voit pas d’immeubles hideux, seulement des chalets dispersés parmi les sapins. Du col, Nous avons l’impression que l’aménagement de la station est réussi au plan esthétique.

Au loin, le cold'Escots et le restaurant d'altitude.

Au loin, le col d’Escots et le restaurant d’altitude.

Le sentier se reprend à droite, au milieu du col. On monte dans des taillis. Par deux fois, nous avons l’impression d’être au col d’Escots, mais non ! Il faut longuement contourner le  chaînon du Picou de la Mire. Pendant quelques dizaines de mètres, le sentier est très étroit et à flanc d’un versant très raide et très long. Nous sommes très attentifs, craignant une chute qui pourrait nous faire dévaler plusieurs centaines de mètres.  Au bout d’une quarantaine de minutes, on commence à entrevoir le col d’Escots. La fin du sentier est horizontale et large, bordée sur la gauche de grandes plaques de schiste. Au col d’Escots (1618 m), une large piste s’ouvre sur la gauche et mène à la station de Cuzet.

Vue de la terrasse du restaurant

Vue de la terrasse du restaurant

Nous pique-niquons sur la terrasse du restaurant (fermé) pendant que la tente que nous avons étendue, sèche au vent et au soleil. Devant la terrasse, on distingue l’endroit où quelqu’un a bivouaqué la nuit précédente.

La reprise du GR n’est pas indiquée. Il faut chercher un passage aménagé dans la clôture électrique. Il passe entre deux rochers puis dévale jusqu’à un bois de sapins (1559 m). Le début du sentier,  en voie de séchage, permet d’imaginer combien il est boueux les jours de pluie.

en descendant vers Casiérens

en descendant vers Casiérens

Le topo dit que « le sentier monte sud-est dans les sapins ». Exact ! On s’élève de 90 mètres environ avant de déboucher sur un sentier quasi-horizontal qui serpente dans les rhodos et les myrtilles. Puis on descend rapidement dans des portions caillouteuses jusqu’au cirque de Casiérens. La vue est dégagée. On voit nettement des randonneurs sur le versant opposé qui grimpent on ne sait vers où…

Le cirque de Casiérens est arrosé par plusieurs ruisseaux. Comme le soleil brille et commence à chauffer, on fait une pause rafraîchissante. Et nous ne sommes pas les seuls…

Repos au soleil...

Repos au soleil…

le Cirque de Casiérens

Le Cirque de Casiérens

Noter que le bivouac est possible et que c’est la première fois qu’on trouve de l’eau depuis Saint-Lizier

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Cascade du Fouillet

Cascade du Fouillet

Le sentier continue vers le nord, à l’horizontale pendant quelques centaines de mètres. Puis il descend, s’écarte et se rapproche du ruisseau du Fouillet.  Ne pas manquer, sur la gauche, un petit sentier au milieu des fougères qui mène au pied de la large Cascade du Fouillet.

Dernières pancartes avant Aulus-les-Bains

Dernières pancartes avant Aulus-les-Bains

Encore quelques centaines de mètres et on trouve la séparation du GR10 et du GR de pays qui mène à Aulus-les-Bains. Nous ne verrons pas la cascade d’Ars, dont certains disent que c’est la plus belle des Pyrénées, on ne peut pas tout voir…
C’est le début du bassin de la Jasse de Fouillet. Le sentier descend au milieu des taillis. On croise quelques randonneurs qui montent à la cascade. Puis on entre dans une hêtraie. Le sentier débouche sur la D8. On peut la suivre, mais nous choisissons un sentier qui nous mène bien plus rapidement à Aulus-les-Bains (750 m) que l’on atteint à 17 h 30.

Aulus est une ancienne station thermale. On y voit de grands bâtiments, des anciens hôtels. L’un d’eux a été reconverti en gîte d’étape. L’autre gîte est un ancien presbytère. Le village a connu une belle et courte activité thermale vers la fin du 19e siècle jusqu’au milieu du 20e. Dans ce village logé au fond de la vallée du Garbet, quelques commerces sont encore en activité. Ce dimanche, une petite épicerie est ouverte. Le haut du village est typique du Haut Couserans.

Nous choisissons d’aller au camping qui est situé à la sortie du village. Accueil sympathique. Deux emplacements sont réservés aux randonneurs, près d’un petit ruisseau qui serpente silencieusement à l’intérieur du camping, proche du bloc sanitaire. Un camping agréable et confortable.
Ce soir : repas au restaurant le plus proche du camping, en terrasse.

Nous avons passé 9 heures 45 sur le chemin qui fait 22 kilomètrs. Le dénivelé positif est de 892 mètres. Le dénivelé négatif est de 868 mètres.

Et c’est fini pour cette année.

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